1941

JANVIER

Mercredi 1er : arrivée d’une vague de froid. Elle va durer jusqu’au 18

Samedi 4 : neige

Dimanche 5 : la pinasse guilviniste « Charley » avec 11 jeunes marins à bord tente de gagner l’Angleterre, mais elle rencontre des patrouilleurs allemands à l’entrée de la Manche et doit faire demi-tour.

Vendredi 10 : accord Germano-Soviétique relatif au commerce et aux frontières.

Mardi 14 : à la suite du départ pour l’Angleterre du langoustier camarétois « l’Emigrant », les Allemands interdisent toute sortie en mer.

Vendredi 24 : création du service des Prises, captures et réquisitions maritimes. Il doit tenter d’éviter les confiscations autoritaires des Allemands.

L’interdiction de sortie en mer est partiellement levée.

Dimanche 26 : US Pont-l’Abbé 6 – Cormorans 6 (match amical)

Janvier : l’abbé Bernard, vicaire à Penmarc’h depuis dix ans, est nommé à Landéda. Il est remplacé par l’abbé Manuel.

FEVRIER

Début février froid en France

Dimanche 2 : départ des soldats allemands de la 61e division d’infanterie, remplacés par la 10e compagnie (unité 39 507C) du 451e régiment de la 251e division d’infanterie.

Vendredi 7 : forte tempête. Un raz de marée touche une partie de la commune de Loctudy.

Dimanche 9 : JA Pont-l’Abbé 3 – Cormorans 2

Démission du vice-président du conseil Pierre Etienne Flandin. Il est remplacé par François Darlan.

Lundi 10 : François Péron, emprisonné par les Allemands depuis le 20 novembre 1940, se casse la jambe en tentant de s’évader.

Samedi 15 : violente tempête de sud-ouest dans la nuit de samedi à dimanche. Le secteur entre Concarneau et Bénodet est particulièrement touché. On signale de nombreux arbres et murs abattus, certaines villas de bord de mer menacent même de s’effondrer.

Mardi 25 : François Péron est fusillé à Keriolet, près de Concarneau.

Jeudi 27 : décès de Pierre-Jean Bariou. Le lendemain, l’administrateur du quartier maritime Québriac prononce son éloge funèbre : « Dormez en paix, patron Bariou, votre vie restera un exemple et avec des hommes tels que vous la France ne peut pas mourir ».

Pierre-Jean Bariou

Nuit du jeudi au vendredi : la tourelle en maçonnerie de Basse Gouac’h est détruite par la tempête.

Fin février : 2000 personnes assistent aux obsèques de François Péron.

MARS

Samedi 1er : une mine dérivante pénètre dans le port du Guilvinec et explose en heurtant un rocher. Il n’y a pas eu de blessé, mais les toits et fenêtres du voisinage ont souffert.

Lundi 3 : loi de création du Comité d’organisation de l’industrie des conserves de poisson, il remplace l’Union des conserveurs de poisson mais c’est juste un changement d’appellation, les membres sont les mêmes

Mercredi 5 : bombardement des installations allemandes du Guilvinec par l’aviation alliée.

Dimanche 9 : Alexis Andro, marin pêcheur de Loctudy, est arrêté par les Allemands pour sabotage de lignes téléphoniques.

Mardi 11 : création de l’agence postale de Saint-Guénolé dans une pièce de l’entreprise Péron, place Ile-Fougère.

Jeudi 13 : loi de création de la Corporation des pêches maritimes.

Samedi 22 :  première émission radio clandestine organisée par le réseau Johnny, depuis un appartement situé au-dessus de la poste de Kerfeunteun.

Jeudi 27 : un soldat allemand est attaqué à Pouldreuzic

Samedi 29 : Joseph le Bec, marin sur « Les Goélands » se fracture la jambe gauche en débarquant le moteur du bateau qui partait en révision.

Création par Pétain du Commissariat général aux questions juives.

Dimanche 30 : attaque aérienne sur Brest, où se trouvent les croiseurs allemands Scharnhorst et Gneisenau.

Le « Scharnhorst ». Photo bundesarchiv.

Mars : Joseph Kéryvel démissionne de son mandat de maire de Penmarc’h.

Un comité d’assistance aux prisonniers est créé à Penmarc’h.

Les maquereautiers sont exceptionnellement autorisés à s’absenter du port pendant trois jours et deux nuits maximum.

Les conserveries tournent à plein rendement.

AVRIL

Début avril : Noël l’Helgouarc’h, marin-pêcheur de Loctudy, est arrêté par les Allemands pour sabotage de lignes téléphoniques.

Mercredi 2 : par arrêté préfectoral, Joseph Péron, menuisier à Saint-Guénolé, redevient maire de Penmarc’h.

Progrès du Finistère du 3 mai 1941.

Dimanche 6 : les Allemands envahissent la Yougoslavie et attaquent la Grèce.

Jeudi 10 : vent violent d’est, temps très froid.

Lundi 14 : terrible bombardement de Brest dans la nuit de lundi à mardi. On déplore 84 victimes.

Jeudi 17 : l’armée yougoslave capitule, mais de nombreux soldats vont rentrer dans la clandestinité.

Samedi 19 : Eugène Bodéré de l’Ile Fougère, 14 ans, est électrocuté à Pors Carn en essayant d’attraper un objet suspendu à un fil électrique.

Dimanche 20 : un match est organisé au stade de Keryet à Penmarc’h, au profit des joueurs des Cormorans prisonniers en Allemagne.

Mercredi 23 : un câble téléphonique allemand est sectionné près de l’usine de déchets de poissons Angibaud. En représailles, vingt jeunes de Penmarc’h sont condamnés à garder le lieu du sabotage pendant 15 jours et 15 nuits.

Dimanche 27 : Athènes est occupée par les Allemands.

Lundi 28 : naufrage de la pinasse « Regina Pacis » de Douarnenez. Il y avait 18 hommes à bord.

Mercredi 30 : dans la nuit de mercredi à jeudi un avion se débarrasse de 8 bombes au-dessus de la palue de la Torche, pensant probablement déjà survoler la mer. Une maison est détruite à Coguel Runaour, tuant un jeune homme de 20 ans et blessant sa sœur de 17 ans (1).

Avril : le langoustier douarneniste « Bijou Bihen », qui faisait route pêche vers la Mauritanie, est détourné vers Gibraltar par la marine britannique.

Fin de la bataille de Grèce.

La 10e compagnie (unité 39 507C) du 451e régiment de la 251e division d’infanterie quitte Saint-Guénolé, elle ne semble pas avoir été remplacée par d’autres troupes d’infanterie.

MAI

Vendredi 9 : vent violent de nord-est, temps très froid.

Vendredi 16 : une ordonnance allemande réglemente la pêche à 3 milles des côtes et seulement de jour.

Dimanche 18 : les Cormorans remportent le tournoi organisé par la JA de Pont-l’Abbé.

Mardi 20 : début de la bataille de Crète.

Parachutage allemand en Crète. Photo coll. Imperial war museum.

Mercredi 21 : fin des bombardements de la Luftwaffe sur l’Angleterre.

Dimanche 25 : au stade de Keryet à Penmarc’h, un match oppose l’Entente Pont-l’Abbiste à une sélection de la côte.

Samedi 31 : création du certificat d’apprentissage maritime.

JUIN

Dimanche 1er : les Allemands remportent la bataille de la Crète.

Mardi 3 : la douane allemande enlève les cabines de bains qui étaient sur la plage de Pors Carn.

Mercredi 4 : Jean-Louis Guénolé, prisonnier en Allemagne, meurt de maladie à Volkmarsen (Hesse).

Lundi 9 : disparition du canot guilviniste « Anna » par mer houleuse. Il y avait un homme à bord.

Jeudi 12 : un décret fixe les prix du poisson et précise les tailles marchandes. Ces prix ne varieront plus jusqu’en janvier 1944.

Mercredi 18 : fin de la réquisition de l’Hôtel de la mer qui servait de Kommandantur depuis juillet 1940. Les Allemands y reviendront cependant par intermittence et continueront de se servir du garage. La Kommandantur s’installe probablement dès juin 1941 dans la villa Niclausse à Pors Carn.

Début d’une vague de chaleur sur la France, elle durera jusqu’au 28.

Dimanche 22 : l’Allemagne attaque l’URSS. C’est le début de l’opération Barbarossa.

Jeudi 26 : création du Comité interprofessionnel de la pêche fraîche, composé de pêcheurs, mareyeurs, conserveurs et représentants des ministères concernés.

Samedi 28 : Noël L’Helgouac’h de Loctudy est fusillé à Saint-Evarzec pour avoir sectionné un câble téléphonique à Langoz.

Cimetière de Loctudy.

Fin de la réquisition de l’Hôtel continental, mais les Allemands continueront à occuper ses 8 chambres la majeure partie du temps jusqu’en 1944.

JUILLET

Mercredi 2 : dans la nuit, Henri Péron, le pharmacien de Penmarc’h, aidé par des amis, embarque sur une plate à Lenn ar Joa. Ils accostent discrètement au chalutier « Vincent Michèle » et Henri Péron monte à bord. Engagé dans la Résistance, il se sait repéré par les Allemands. A 6 heures, le bateau commandé par Jacques Scuiller sort du port et prend la direction des Glénan. Vers 10 heures le « Vincent Michèle » se rend à un premier rendez-vous, il s’approche d’une barque près des Glénan et embarque encore 5 hommes. Puis il part au large pour son second rendez-vous, fixé à 17 heures. Le sous-marin anglais « Sea Lion » fait une brève apparition, mais le transbordement des six hommes s’effectue seulement vers minuit. Le « Vincent Michèle » fait alors route Concarneau, ramenant dans ses cales du matériel pour la Résistance, dont des postes émetteurs (2).

Le « Vincent Michèle »

Jeudi 3 : la pinasse douarneniste « Pourquoi-pas ? » est attaquée à la mitrailleuse par un avion anglais. Il y a un mort et deux blessés.

Lundi 7 : « l’Aigrette » de Concarneau est bombardée par un avion anglais.

Mardi 8 : journée très chaude.

Lundi 14 : le sous-marin « Sea Lion » arrive à Portsmouth.

Juillet : le jeune artiste Frédérick Back, élève de Méheut, découvre Penmarc’h au cours de l’été 1941.

AOUT

Jeudi 21 : importante rafle de Juifs à Paris (21 au 23). Ils sont transférés au camp de Drancy.

Samedi 23 : le bateau de sauvetage du Guilvinec vient au secours du langoustier d’Audierne « l’Avenir », échoué sur Karek hir. Les sept marins sont sauvés.

Lundi 25 : Jean Belasky, quartier maître, meurt des suites de ses blessures à l’hôpital de Casablanca (Maroc).

Dimanche 31 : il fait enfin beau. Ce magnifique dimanche aura été la seule belle journée du mois.

Août : la récolte de blé est mauvaise en Pays bigouden.

SEPTEMBRE

Lundi 1er : René Stéphan, prisonnier, meurt à l’hôpital de Châlons-sur-Saône.

Mercredi 3 : première expérimentation des chambres à gaz à Auschwitz

Dimanche 7 : le tournoi de football organisé par les Cormorans pour l’ouverture de la saison obtient un grand succès.

Lundi 8 : début du siège de Léningrad.

Samedi 13 : le « Germaine » prend feu dans le port de l’Ile-Tudy.

Dimanche 28 : la JA de Pont-l’Abbé remporte le tournoi de la Tréminou en battant les Cormorans en finale par 2 à 0.

Lundi 29 et mardi 30 : 33 771 Juifs sont exécutés par les Nazis et leurs collaborateurs à Babi Yar en Ukraine.

Septembre : la préfecture annonce que l’amidon, qui faisait défaut aux repasseuses de coiffes, sera à nouveau disponible dans les commerces.

Création d’une Communauté des pêcheurs artisans au port de Saint-Guénolé. L’ensemble de ces communautés constitue le Syndicat mixte des pêcheurs artisans. Chaque marin devra s’acquitter d’une cotisation obligatoire de 30 F par part pour les 4 derniers mois de l’année.

Dans les usines, les réserves de boîtes diminuent de manière préoccupante et l’huile se raréfie. Les essais de conserve de sardines au naturel ont échoué.

OCTOBRE

Jeudi 9 : deux marins guilvinistes, Marcel Guénolé et Henri le Goff, qui organisaient des passages vers l’Angleterre pour la Résistance, se font prendre. Ils seront déportés à Buchenwald.

Très beau temps jeudi et vendredi.

Lundi 13 : vent très fort de sud est, Pierre Jean Keravec, embarqué sur le caseyeur « Alice Marie » glisse à la suite d’un fort coup de roulis et tombe à l’eau. Heureusement il est vite rattrapé et sauvé.

Lundi 20 : création d’une zone littorale le long des côtes de la Manche et de l’Atlantique. Cette zone est interdite à toute personne n’habitant pas les lieux. L’ensemble du Pays bigouden est inclus dans la zone qui s’étend presque jusqu’à Quimper.

Mardi 21 : le cours du poisson sera désormais fixé par la loi.

Exécution des otages de Châteaubriand, Nantes et Bordeaux (21 et 22 octobre).

Dimanche 26 : premier match de championnat, US Concarneau (b) 2 – Cormorans 1.

Mercredi 29 : arrivée d’une vague de froid ; elle durera jusqu’au 5 novembre.

Octobre : le naufrage du thonier concarnois « Saint-Guénolé » avec 8 hommes à bord est désormais certain. Il avait quitté Concarneau le 20 septembre.

NOVEMBRE

Dimanche 2 : Cormorans 0 – Stade Quimpérois 2

Mercredi 5 : signature des accords Mund-Manaut qui stipulent qu’un tiers de la production de conserve sera prélevé par l’Allemagne.

Jeudi 6 : une dizaine de bateaux douarnenistes qui pêchaient sur les bancs de Melville-Knoll sont attaqués à la bombe et à la mitrailleuse par un groupe de 4 ou 5 avions anglais. L’un des bateaux, le « Sapigneul », coule à pic, il y avait 18 hommes à bord.

Lundi 10 : naufrage du « Sainte-Thérèse » de Douarnenez dans le sud du Raz de Sein, il y avait 16 hommes à bord.

Dimanche 16 : JA Pont-l’Abbé 2 – Cormorans 0

Mi-novembre : naufrage du « Gaby-Mary » de Concarneau au sud des Glénan. Il y avait 8 marins à bord.

Samedi 22 : Rémy Boënnec, patron de la pinasse « Marie Louise » est emporté par une lame et tombe à l’eau en pêchant la sardine en baie d’Audierne. Il est rapidement secouru, mais il tombe malade et ne se remettra pas de cet accident.

Vendredi 28 : le chalutier « Veach vad » de Saint-Guénolé, patron Sébastien Briec, quitte Concarneau avec quatres résistants dissimulés sous des pains de glace pour échapper aux contrôles de la Gast : Jean Alaterre, Paul Vourch, Jean Lavalou et Roland Hascoët. Le bateau se rend au large des Glénan où les quatre hommes sont transbordés sur le sous-marin anglais « Sea lion ».

Dessin réalisé par le mousse du « Veach vad », Sébastien Briec, 14 ans, le fils du patron. Site Français libres : http://www.francaislibres.net/

Les Allemands perdent la bataille de Rostov (21 au 28) et doivent se replier.

Novembre : l’industriel Henri Friant achète le Château des Goélands

DECEMBRE

Lundi 1er : le sous-marin « Sea Lion » arrive à Darmouth.

Mardi 2 : fin de l’occupation de l’hôtel de la gare (hôtel Dessoudres).

Dimanche 7 : Cormorans 0 – JA Pont-l’Abbé 0

Les Allemands sont stoppés par l’Armée rouge dans leur marche sur Moscou. C’est le début de la contre-offensive soviétique.

Attaque de Pearl Harbor par les Japonais.

Pearl Harbor. Photo US Navy

Mercredi 10 : l’abbé Michel Derven, vicaire à Douarnenez, reçoit officiellement la mission de préparer la fondation d’une paroisse à Saint-Guénolé. Il est déjà à Saint-Guénolé depuis quelques jours.

Les Britanniques brisent le siège de Tobrouk et obligent l’Afrikakorps à se retirer.

Vendredi 12 : douze navires du quartier du Guilvinec sont réquisitionnés dont le « Cormoran » de Kérity et le « Michel » de Saint-Guénolé, qui seront retrouvés à Kiel à la fin de la guerre.

Le « Michel », carte postale Artaud.

Mercredi 24 : Isidore Bargain, second maître, est tué en baie de Manille (Philippines) au cours du bombardement du vapeur « Si Kiang ».

Jeudi 25 : les Britanniques prennent Benghazi en Lybie.

Vendredi 26 : séance théâtrale à Saint-Guénolé présentée par les joueurs des Cormorans, au profit du « Colis du prisonnier ».

L’équipe des Cormorans occupe la 5ème place de son groupe en coupe de l’Avenir avec une victoire, un nul et 3 défaites. Seule l’AS Rosporden fait pire.

Décembre : les Allemands diminuent les effectifs de l’armée d’occupation pour renforcer le front de l’est.


Année 1941, remarques, statistiques…

La population de Saint-Guénolé est estimée à 3700 personnes par la mairie (réfugiés compris).

En 1941, on compte 88 naissances, 49 mariages et 91 décès dans la commune.

3568 tonnes de poissons ont été débarquées à Saint-Guénolé, chiffre à peine inférieur au bon résultat de 1940. C’est encore une bonne année pour la pêche.

Il n’y a pas de nouveau bateau au port, mais on constate un départ. « Les Goélands » de Pierre Donnard est en effet vendu en juin et va poursuivre sa carrière à Concarneau. On compte désormais 21 bateaux de plus de 10 tonneaux à Saint-Guénolé et toujours 36 de 3 à 10 tonneaux.

Un centre de la Jeunesse maritime est créé dans chaque port du quartier maritime pour les 13-21 ans, le but est de lutter contre le désoeuvrement.

La vieille, poisson commun du littoral de Saint-Guénolé, a presque disparu en 1941.

Le magasin de l’entreprise de travaux publics Joseph Morvan de Saint-Guénolé est réquisitionné par l’armée allemande pour servir de garage pour un de ses camions.

20 hommes et 300 femmes de Saint-Guénolé en moyenne assistent habituellement à la messe à Penmarc’h. (Enquête du recteur de Penmarc’h pour l’évêché)

[Cette chronologie a été constituée à partir de documents d’archives, de journaux d’époque, et de diverses publications, en particulier « Les pêcheurs bretons durant la Seconde guerre mondiale » de Jean-Christophe Fichou .- Rennes : PUR, 2009 et le site « Guerre et Résistance en pays bigouden », https://bigouden1944.wordpress.com/]

(1) Cette nuit là, mon arrière grand-mère Marjannic ar Rouz, qui habitait le Valordy à la Palue s’écria (en breton) : « je crois qu’ils sont en train de détruire Saint-Gué, mes pauvres enfants là-bas vont être écrasés sous les bombes ! » Quand elle se leva au petit matin elle constata qu’une bombe était tombée dans son propre jardin qui n’était plus qu’un grand cratère de sable.

(2) Ceci est un résumé d’un récit beaucoup plus détaillé trouvé dans René Pichavant .- Clandestins de l’Iroise, tome 1. – Pp 294-304.

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