1942

JANVIER

Jeudi 1er : la réquisition du magasin de l’Hôtel continental par les Allemands est levée. Il est mis à la disposition de la future paroisse de Saint-Guénolé pour servir d’église provisoire.

Vendredi 2 : armement d’une nouvelle unité au port. Il s’agit du « Sainte-Thérèse », sloop ponté construit en 1929 à Carantec. Ce bateau de 9,64 tx, équipé d’un moteur Couach de 45 cv provient du quartier de Paimpol. Il a été acheté par Jacques Scuiller pour son fils Jacky, qui en devient propriétaire unique quelques jours plus tard.

Dimanche 11 : 250 jeunes filles de Penmarc’h (dont une partie de Saint-Guénolé) commencent une retraite spirituelle qui durera jusqu’au jeudi 15.

Mi janvier : temps glacial à Saint-Guénolé, brouillard tous les matins.

Mardi 20 : la conférence de Wannsee met au point « la solution finale de la question juive »

Janvier froid, mais moins marqué que sur le reste de la France.

FEVRIER

Dimanche 1er : les Allemands font démolir l’annexe de l’Hôtel Lanthony.

Dimanche 8 : Alexandre Briec, qui avait rejoint l’Angleterre sur le « Notre Dame de Bon Conseil », disparaît sur la corvette « l’Alysse ». Elle est torpillée alors qu’elle escortait un convoi en route vers Terre-Neuve.

Victoire des Cormorans contre la JA Pont-l’Abbé.

Jeudi 12 : tempête dans la nuit du 12 au 13

Dimanche 15 : JA Quimper 1 – Cormorans 0

Lundi 16 : fin de la réquisition de l’Hôtel de Bretagne. Il continuera néanmoins à héberger fréquemment des militaires allemands, mais plus de façon permanente.

Déclaration allemande concernant l’occupation de chambres à l’Hôtel de Bretagne en juillet 1942 (1)

Fin de la réquisition de l’Hôtel Moguérou, qui continuera parfois, lui aussi, à accueillir des troupes de passage ou des ouvriers de l’organisation Todt.

Février : pêches miraculeuses pendant plusieurs jours au Guilvinec : un banc de sardine s’est égaré dans le port. (2)

Comme janvier, février est encore très froid, mais c’est moins intense que sur le reste de la France.

La situation matérielle de la population bigoudène se dégrade nettement à partir de cet hiver 1942.

MARS

Dimanche 1er : Hermine concarnoise 5 – Cormorans 1

Dimanche 8 : le recteur Michel Derven célèbre la première messe dans l’église provisoire de Saint-Guénolé (salle Mazo).

Dimanche 15 : la loi relative au marché noir doit permettre une répression plus efficace des trafics.

Lundi 23 : une directive allemande lance le programme de construction du « Mur de l’Atlantique ». Le Pays bigouden ne sera pas épargné par les casemates et les champs de mines.

Mardi 24 : bombardement des installations allemandes du Guilvinec.

Vendredi 27 : important incendie dans la ferme de Guillaume Loussouarn à Kergadien. Grâce à l’intervention des pompiers de Penmarc’h, le feu est circonscrit aux étables. Il ne touche pas la maison d’habitation, ni les maisons voisines.

Un raid britannique audacieux à Saint-Nazaire rend la Forme Joubert inopérante. La Forme Joubert permettait aux grandes unités de rentrer dans le port. Les cuirassés allemands ne pourront désormais plus être réparés sur l’Atlantique.

Le destroyer « Campbelltown » encastré dans la porte de la forme Joubert, avant son explosion. Photo Schaaf, Coll. Bundesarchiv

Lundi 30 : Sébastien Stéphan est tué par un tir de batterie côtière allemande à Saint-Nazaire.

Mars : un groupe de résistants de Léchiagat réceptionne pour la première fois des armes et des explosifs aux Glénan.

Sabotage dans un dépôt de la Luftwaffe à Pont-l’Abbé.

AVRIL

Samedi 4 : neuf pneus d’autobus de l’organisation Todt sont crevés à Pont-l’Abbé.

Dimanche 12 : Pierre-Jean Bariou est grièvement blessé par un side-car allemand en allant à son domicile chercher du matériel de pêche. Conduit sans connaissances à l’Hôtel Dieu de Pont-l’Abbé, il finira par se rétablir.

Le tout nouveau patronage des jeunes filles de Saint-Guénolé donne une représentation théâtrale salle Kerfriden.

Le Progrès du Finistère, 11 avril 1942

Vendredi 17 : démission du cabinet Darlan.

Samedi 18 : Pierre Laval devient chef du gouvernement de Vichy. Le contre-amiral Auphan est nommé secrétaire d’Etat à la Marine.

Jeudi 23 : Corentin Boënnec, marin de la France libre, embarqué sur le cargo « Fort de Troyon », meurt de maladie à Douala au Cameroun.

Jeudi 30 : en soirée les pneus de voitures et de camions allemands sont crevés au poinçon place de la République à Pont-l’Abbé.

Avril : ouverture de la conserverie Lebeaupin, à la place de l’ancienne usine Béziers. Elle démarre par des conserves de langoustines et de merluchons sauce tomate.

Une caserne allemande et le Soldatenheim de Quimper sont visés par des attentats.

MAI

Samedi 2 : sabotage d’un pont de chemin de fer et d’un transformateur à Pen Enez Tréméoc, sur la ligne Tréguennec Pont-l’Abbé construite pour l’organisation Todt.

La pinasse de Poulgoazec « Niss couz » est bombardée par des avions anglais. Il n’y a pas de victime, mais le bateau est très abîmé.

Jeudi 7 : Corentin Cariou, fils d’un marin-pêcheur de Loctudy, ancien conseiller municipal communiste du 19ème arrondissement de Paris, est fusillé avec d’autres otages à Carlepont (Oise) (3).

Mardi 12 : mauvais temps toute la nuit.

Samedi 23 : le canot « Vers le Destin » de Léchiagat fait naufrage en rentrant au Guilvinec. Il y a une victime.

Dimanche 24 : la nouvelle section d’athlétisme des Cormorans organise sa première compétition au stade de Keryet. Quelques athlètes se distinguent particulièrement : J. Scuiller sur 400 m, Francis Goanec sur 100 m et en longueur, J. Hénot en hauteur et P. Draoulec à la marche (il est champion de Bretagne de la discipline).

Mercredi 27 : début de la Bataille de Bir Hakeim. Les Français libres commandés par le général Koenig parviendront pendant 16 jours à retarder l’avancée allemande.

Mauvais temps, mer forte.

Vendredi 29 : le port de l’étoile jaune devient obligatoire en France pour les Juifs de plus de 6 ans.

Mai : la Feldkommandantur demande au préfet du Finistère d’arrêter les travaux de réparation de routes ou de construction de maisons pour mettre toute la main d’œuvre au service de l’organisation Todt chargée de l’édification du Mur de l’Atlantique.

Mai : le général Fahrmbacher succède au général von Praguen comme responsable de l’armée d’occupation en Bretagne.

Mai : décès de Jules Niclausse, le propriétaire de la villa Ker tumulus Rosmeur.

La villa Ker Tumulus Rosmeur de Jules Niclausse. Carte postale Foucaut.

JUIN

Début juin : le « Rann » de Jean-Marie Monfort capture dans ses filets un cétacé de 6 mètres pesant 1 tonne.

Dimanche 7 : victoire américaine contre la flotte japonaise à la bataille de Midway.

Mardi 9 : fort vent de Nord-Est

Vendredi 19 : les Allemands réquisitionnent plusieurs maisons proches du rivage : huit à Pors Carn, huit au Viben et sept au Menez. Certaines familles seront relogées dans les hôtels de Saint-Guénolé, l’hôtel Continental par exemple hébergera trois familles de Pors Carn (4).

Dimanche 21 : match d’athlétisme entre les Cormorans et la JA de Pont-l’Abbé au stade de Keryet.

21 juin : sabotage d’un transformateur électrique à Pen Enez Plonéour.

Juin : un camp de l’organisation Todt est installé à Tréguennec et l’extraction de galets commence, mais l’usine de concassage ne sera bâtie qu’en 1943.

JUILLET

Dimanche 5 : à Quimper les Cormorans terminent 4ème sur 10 de la coupe de l’Odet d’athlétisme. Chez les juniors, Jégou se classe 2ème au poids et au disque et chez les seniors, Francis Goanec remporte le 200 m et se classe 2ème au 100 m et 2ème à la longueur, Hénot est également 2ème à la hauteur.

Jeudi 16 : rafle du vélodrome d’hiver (jeudi 16 et vendredi 17). 12884 Juifs étrangers sont arrêtés à Paris par la police française.

Mercredi 22 : Saint-Guénolé est officiellement érigé en paroisse. Michel Derven est le premier recteur de la paroisse (de 1942 à 1951). Faute de presbytère, il est logé chez la famille Des Essarts au Menez.

« Par Ordonnance de Monseigneur l’Evêque en date du 22 Juillet 1942, , le quartier de Saint-Guénolé, en Penmarc’h, a été distrait de la paroisse de Penmarc’h et érigé en paroisse séparée, sous le patronage de Saint Guénolé. La nouvelle paroisse a pour limites : la mer, depuis les frontières de Plomeur jusqu’au nord de la chapelle de Notre-Dame de La Joie ; le chemin qui part du nord de la chapelle de Joie et se dirige vers l’ouest; la route de Kérity-Kervilon ; un ruisseau appelé le canal, et enfin la route de Penmarch à la Torche jusqu’aux frontières de Plomeur. »

Semaine religieuse du 7/8/1942

Les paroissiens de Saint-Guénolé voulaient que la chapelle de la Joie soit intégrée dans le territoire paroissial, mais ceux de Penmarc’h refusèrent.

Samedi 25 : le « Diaoullet-Mad » de Concarneau est mitraillé par un avion anglais

Dimanche 26 : Challenge bigouden d’athlétisme à Pont-l’Abbé, au profit des prisonniers.

Lundi 27 : les Britanniques, après presque un mois de combats, arrêtent l’avancée allemande en Egypte.

Mercredi 29 : sabotage d’une ligne téléphonique à Plomeur.

Juillet : pour le gouvernement britannique, tout navire de pêche français est considéré comme un auxiliaire potentiel de la Wehrmacht. Les attaques se font plus nombreuses.

Juillet : de nombreux membres du réseau Johnny, très actif dans la région, sont arrêtés par les Allemands, le réseau est anéanti.

AOUT

Jeudi 6 : le langoustier « l’Audacieux » de Léchiagat réceptionne des armes et explosifs au large de Belle-Ile. Il mouille les containers près de Penfret aux Glénan.

Vendredi 7 : débarquement américain à Guadalcanal, dans les îles Salomon.

Samedi 15 : Jean Baudry et Guillaume Bodéré à bord de « l’Entre-Nous » de Léchiagat récupèrent les containers de Penfret et les débarquent à Léchiagat.

15 000 personnes assistent au pardon de la Joie.

Mercredi 19 : rafle des Allemands à Léchiagat. Elle est interrompue par la nouvelle d’une tentative de débarquement des Alliés à Dieppe.

Vendredi 21 : début de la bataille de Stalingrad.

Août : le Generalmajor Gustav Adolf von Zangen inspecte les défenses côtières de Penmarc’h.

Le bateau « Pieuse paysanne» de Concarneau est mitraillé par un avion anglais.

Un procès-verbal a été dressé à l’encontre de Mme veuve Joseph Morvan, pour avoir organisé un bal de noce rue de la Joie, malgré l’interdiction de danser dans les territoires occupés.

SEPTEMBRE

Vendredi 4 : loi sur l’utilisation et l’orientation de la main d’œuvre. Les travailleurs ne peuvent plus quitter leur emploi sans autorisation et les chômeurs sont désormais à la disposition de l’effort de guerre allemand.

Dimanche 6 : premier pardon de la nouvelle paroisse de Saint-Guénolé. Organisé à la Tour carrée, il a été décrit par Auguste Dupouy l’année suivante, en septembre 1943.

Dupouy, Auguste .- Saint-Guénolé, une église morte qui veut renaître.- in La Dépêche de Brest, 3 septembre 1943.

Jeudi 10 : le thonier « Muse des mers » quitte Douarnenez officiellement pour une campagne dans le golfe. En fait, il va rejoindre Penzance en Angleterre.

Mi- septembre : sabotage d’une bétonneuse dans une firme travaillant pour les Allemands à Pont-l’Abbé

Vendredi 18 : la ville de Brest est bombardée. Ce nouveau bombardement, est le premier d’une longue série. Il est bien visible de Saint-Guénolé.

Dimanche 20 : des résistants tentent d’incendier l’usine Raphalen de Plonéour.

Kermesse au profit des prisonniers de guerre au stade de Keryet.

Jeudi 24 : arrestation de Vincent Larnicol de Lesconil, accusé d’être l’un des instigateurs de la récupération des armes anglaises aux Glénan.

Dimanche 27 : PL Lambézellec 2 – Cormorans 1 (1er match de championnat de Promotion de la saison). Partis à 6 h du matin en véhicule à gazogène, les joueurs sont tombés en panne au Relecq-Kerhuon et ont dû terminer le parcours en taxi. Ils sont arrivés juste à temps pour le match, mais on été contraints de jouer le ventre vide.

Mercredi 30 : Désiré Larnicol de Léchiagat, l’organisateur de l’opération containers anglais, réussi à échapper à la police.

Marie Jeanne Autret, l’épouse de Guillaume Bodéré, est arrêtée pour recel d’armes.

Arrestation de Jean Baudry, le patron de « l’Entre nous » (5).

Septembre : début des réquisitions de terrains destinés à être minés à Pors Carn.

Le garage de l’Hôtel de la mer est utilisé par les Allemands pour stocker du fil de fer barbelé.

Inauguration de l’école d’apprentissage maritime de Penmarc’h, près de la chapelle de la Joie (6).

L’école d’apprentissage maritime avec sa grande baraque noire en bois. Carte postale Yvon n°2840 (détail).

OCTOBRE

Jeudi 1er : « L’Audacieux » du Guilvinec gagne l’Angleterre avec tout son équipage.

Dimanche 4 : les Cormorans battent l’Armoricaine en championnat de Promotion.

Le chalutier de Saint-Guénolé « Veach vad » fait naufrage dans la brume près de la plage de Donnant à Belle-Ile (7). Il y a sept rescapés et quatre disparus : Corentin Drézen et Henri Tanneau de Saint-Guénolé, François Calvez et Albert Stéphan de Saint-Pierre.

Mardi 6 : arrestation de Louis Lagadic de Pont-l’Abbé, pour faits de résistance.

Vendredi 9 : arrestation de Laurent Cariou de Pont-l’Abbé, pour faits de résistance.

Samedi 10 : arrestation de Jean Bernard de Pont-l’Abbé, pour faits de résistance.

Les bateaux sont sortis mais la mer est mauvaise, très houleuse.

Mercredi 14 : arrestations de Marcel Stéphan de Pont-l’Abbé, chef FTP et de François Merrien, instituteur à Penmarc’h.

Vendredi 16 : arrestations de Pierre Tanniou, Pierre Diquélou, Jules Calvez, Jean Le Faou, Louis Bargain et de Michel et René Guennec de Pont-l’Abbé, Corentin Cariou de Loctudy (8), Arsène Couic de Tréffiagat et de Hervé Lautrédou de Plonéour-Lanvern, pour faits de résistance.

Samedi 17 : arrestation de Raymond Quénet de Pont-l’Abbé, pour faits de résistance.

Mercredi 21 : bombardement de Lorient. Ce n’est pas le premier, mais à partir de cette date les bombardements deviennent fréquents. Comme ceux de Brest ils sont visibles de Saint-Guénolé. Les batteries antiaériennes du Steir Poulguen tenteront parfois d’intercepter les bombardiers, mais toujours en vain.

Vendredi 23 : début de la 2ème bataille d’El Alamein.

Mercredi 28 : arrestation de Yves Bernard de Pont-l’Abbé, membre du mouvement de résistance communiste Front national, frère de Jean, le responsable pour le sud Finistère.

NOVEMBRE

Mercredi 4 : les Allemands sont battus à El Alamein.

Dimanche 8 : Opération Torch, les Alliés débarquent en Algérie et au Maroc.

Le sous-marin « Argonaute » est coulé au large d’Oran. Parmi les disparus se trouve Eugène Auffret de Saint-Guénolé.

Alexis Lopéré, matelot gabier, meurt au large d’Oran sur l’aviso « La Surprise ».

Le sous-marin « Actéon » est coulé au large d’Oran par le HMS « Wescott » de la Royal Navy. Parmi les 65 victimes, il y a deux marins de Penmarc’h, Sébastien Guirriec et Vincent le Pape.

Mercredi 11 : les Allemands envahissent la zone libre française.

Mercredi 18 : démission d’Auphan, secrétaire d’Etat à la Marine ; il sera remplacé par le contre-amiral Jean Abrial.

Mardi 24 : trois avions anglais bombardent sans succès les installations de la Flakschule de Poulguen.

Vendredi 27 : la flotte française se saborde à Toulon pour ne pas tomber aux mains des Allemands.

Le croiseur « La Marseillaise » après son sabordage à Toulon. Coll. Bundesarchiv.

Fin novembre : arrivée précoce du froid.

Novembre : première liaison du « Papillon des vagues » avec un sous-marin anglais. L’équipage de ce chalutier concarnois est majoritairement composé de marins de Saint-Guénolé : René et Armand Carval, Michel le Gars et Alain Hélias.

DECEMBRE

Dimanche 6 : en coupe de Bretagne le Stade Quimpérois bat les Cormorans 2 à 1.

Yves Lagathu meurt à Spangen (Allemagne).

Vendredi 11 : la pinasse « Monique » de Kérity est réquisitionnée par les Allemands. Elle sera déclarée perdue l’année suivante

Dimanche 13 : le match Lesneven – Cormorans est reporté car l’équipe de Penmarc’h n’a pas obtenu les autorisations nécessaires pour effectuer le déplacement.

Samedi 19 : mauvais temps dans la nuit du samedi au dimanche.

Dimanche 20 : nouveau match remis pour les Cormorans. Cette fois c’est l’équipe de l’Armoricaine qui n’a pas obtenu les autorisations nécessaires pour venir à Penmarc’h. Après 6 matchs, les Cormorans sont 4ème sur 7 avec 13 points (3 victoires, 1 nul et 2 défaites). La Stella Maris est en tête avec 16 points.

Décembre : les marins sont contraints par les Allemands d’assurer une garde de nuit pour empêcher des départs clandestins de bateaux vers l’Angleterre.


1942, statistiques, autres remarques…

103 naissances, 52 mariages et 71 décès dans la commune.

La flottille de Saint-Guénolé reste stable en nombre d’unités (58). Le nombre de bateaux de plus de 10 tonneaux diminue après le naufrage du « Veach vad » à Belle-Ile, en revanche dans la catégorie des 3 à 10 tonneaux, on constate l’arrivée d’un bateau en provenance du quartier de Paimpol, le « Sainte-Thérèse ».

3647 tonnes de poissons débarquées à Saint-Guénolé, c’est encore une très bonne année.

Une zone maritime au sud-ouest de Penmarc’h est minée par les Allemands.

Auguste Dupouy constate qu’il y a de plus en plus d’algues vertes dans le port depuis quelques années.

Ouverture de l’Ecole d’apprentissage maritime du Guilvinec.

Pierre Le Dréau de Lesconil réussit à transmettre à Londres les plans de défense des côtes de Cornouaille de l’Organisation Todt.

[Cette chronologie a été constituée à partir de documents d’archives, de journaux d’époque, et de diverses publications, en particulier « Les pêcheurs bretons durant la Seconde guerre mondiale » de Jean-Christophe Fichou .- Rennes : PUR, 2009 et le site « Guerre et Résistance en pays bigouden », https://bigouden1944.wordpress.com/]

(1) Archives départementales, 172 WP 670 1

(2) Berrou, Pierre-Jean .- Le port du Guilvinec-Léchiagat pendant l’occupation allemande .- Cap Caval n°36, juillet 2016 .- Pp 9-18 : ill.

(3) Une avenue et une station de métro de Paris portent son nom.

(4) Voir la liste des maisons évacuées ci-dessous.

(5) La date exacte de son arrestation varie selon les sources.

(6) Pour plus d’informations sur l’Ecole d’apprentissage maritime, voir Mouez Penmarc’h n°11.

(7) Voir le rapport du patron Jacques Scuiller ci-dessous.

(8)Corentin Cariou (Loctudy 1922 – Camp de Dora 1944) est l’homonyme du Corentin Cariou fusillé en mars 1942.

Maisons évacuées en juin 1942. Archives départementales, 172 WP 660 2
Rapport de mer de Jacques Scuiller patron du « Veach vad », Archives départementales, 2054 W 1

En 1949, Jacques Scuiller déclarera que ce rapport de mer était faux en partie. Selon lui le « Veach vad » au moment du naufrage était en mission clandestine pour les FFL.

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