Koroller II

Immatriculation : GV 8343, puis GV 302827

Construit au chantier Pierre Gléhen d’Audierne, il est lancé le 8 février 1970 ; son armement est enregistré le 8 avril 1970 (1).

Caractéristiques : chalutier thonier

  • Longueur : 18 m
  • Tonnage : 46,88 tx
  • Moteur Baudouin DP8 de 240 cv (176 kw), puis GM de 350 cv (257 kw)
  • Signal distinctif : FWSZ
  • Cale réfrigérée : 40 m3
  • Couleurs : pavois oranger, liseré bleu, coque blanche.
  • Gaillard avant et passerelle métallique.
Le « Koroller II », photo Jack n°2264

Le « Koroller II » succède au « Koroller ar mor » qui a fait naufrage le 30 décembre 1969 (2). Pierre Bellet, le dernier propriétaire du « Koroller ar mor », est copropriétaire du « Koroller II », associé à Pierrot Daoulas, patron du bateau. Koroller signifie danseur.

Au chalut le « Koroller II » obtient de bons résultats, toujours supérieurs à la moyenne du port. Ils s’améliorent au fil des ans, si bien qu’en 1977 et 1978, il se hisse parmi les cinq meilleurs chalutiers de Saint-Guénolé. Il dépasse la barre des 10 tonnes en une marée à plusieurs reprises durant sa carrière.

Tonnage moyen par marée de chalut (3)

Au thon il est plus irrégulier, mais réalise néanmoins plusieurs très bons voyages : 4000 thons en juillet 1971, 3650 en juillet 1972, 3100 en juillet 1974, 3250 en juillet 1976, 3450 en juillet 1977… En 1972 avec 7700 thons au total, il se place au deuxième rang du port, derrière le « Bibelot ». En 1978, il dépasse les 10 000 prises dans la saison et bat son record avec 4200 thons en août.

Le 30 mars 1974 le « Koroller II » est victime d’un accident qui aurait pu être gravissime. En soirée, alors qu’il rentre par une brume épaisse, il talonne devant Feunteun aod après avoir franchi le raz de Sein. Il commence aussitôt à s’enfoncer dangereusement par l’avant. Mais grâce à l’intervention du bateau de sauvetage de l’Ile de Sein « Patron François Hervis » les hommes sont rapidement secourus. Le « Koroller II » est alors remorqué par l’arrière jusqu’au port d’Audierne. Finalement le bateau et sa cargaison seront sauvés.

Le « Koroller II » se trouve à nouveau en difficulté dans la nuit du 9 au 10 février 1979, à la suite d’une panne de gouvernail à deux milles de Baltimore. Il est secouru par le bateau de sauvetage de Baltimore, puis mis à l’abri dans la baie de Bantry par le « Mousse Bihan Couz« .

En janvier 1980, le « Koroller II » est vendu à Louis Stéphan. Il rejoint le port de Loctudy où il continuera sa carrière pendant plusieurs années. Pierrot Daoulas le remplace par un navire à coque acier, le « San Myr Oli ».

Après avoir été désarmé, le « Koroller II » a été volontairement coulé en juin 1987 lors d’un exercice de sauvetage en mer visant à tester la balise Sarsat.

Ils ont fait partie de l’équipage : Pierre Bellet (mécanicien), René Buannic (mécanicien), Maurice Drézen, Célestin le Lay, Pierrot Loussouarn, Michel Lucas, Pierre Plouhinec, Guy Quenet (4).

(1) Coût de construction : 385 000 F (sans le matériel de pêche)

(2) Le « Triskell » succède lui aussi au « Koroller ar mor ».

(3) Statistiques établies d’après les données fournies par le mensuel « la pêche maritime », l’hebdomadaire « Le marin » et les quotidiens « Ouest France » et « Le Télégramme ». Elles portent seulement sur le chalutage hauturier et concernent uniquement les quantités débarquées. La qualité des langoustines et du poisson joue aussi un rôle crucial dans le prix de vente, mais elle  n’a malheureusement pas pu être prise en compte ici. Les chiffres des années manquantes seront progressivement intégrés.

(4) Sans oublier le chien du bord, nommé « Bobby »

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