Koroller ar mor

Immatriculation : GV 7568
Construit au chantier Léon Gléhen du Guilvinec (1) ; immatriculé le 1er juin 1954.
Caractéristiques : chalutier thonier

  • Longueur : 15,75 m
  • Tonnage : 34,76 tx
  • Moteur 120 cv, remplacé par un 160 cv pendant l’hiver 1961-1962.
  • Signal distinctif : TMOB
  • Cale réfrigérée : 28 m3
  • Couleur : pavois bleu foncé, liseré rouge, coque bleu clair. Passerelle bicolore blanche et bleue facilement identifiable.
S cp Rema b1837

« Koroller ar Mor », carte postale Réma n°1837

Le « Koroller ar mor » est armé par Julien Donnard et Pierre Bellet. Le nom Koroller ar mor = Danseur de la mer est probablement inspiré par le cercle celtique de Saint-Guénolé Korollerien an aod = Danseurs de la plage, très populaire dans ces années d’après guerre. Julien Donnard, qui a fait ses premières armes sur le « Per Nostis », tient la barre, Pierre Bellet est le mécanicien. En 1966, Julien Donnard se blesse et est remplacé pour la première marée de thon par Robert Tymen. Quelques mois plus tard, en décembre,  Julien Donnard cède sa part à Pierre Bellet et arme un nouveau bateau, le « Triskell ». Pierre Bellet confie alors le commandement du « Koroller ar mor » à Pierrot Daoulas.

Le « Koroller ar mor » ne s’aventure pas d’emblée dans le chalutage sur les côtes britanniques, il choisit dans un premier temps les pêches saisonnières du maquereau de dérive et du thon, complétées par le chalutage au sud pendant la mauvaise saison. Il réalise une très belle campagne de maquereau en 1956 avec plus de 110 tonnes, seul « ar Woaléden » fait légèrement mieux.

Le changement de programme annuel se produit au printemps 1958 où, après avoir pêché le maquereau sans grands résultats, il réalise son premier voyage hauturier. Il ne reviendra plus à la pêche au maquereau par la suite.

Au chalut ses résultats n’atteignent jamais la courbe moyenne des bateaux de Saint-Guénolé.

Tonnage moyen par marée de chalut (2)

Au thon, même s’il ne dépasse que rarement les 2500 poissons capturés en une marée, il apparaît souvent en bonne place dans les bilans, car presque chaque année il effectue un voyage de plus que la majorité des bateaux du port. Ainsi en 1964, comme de 1966 à 1968, il fait partie des rares bateaux ayant débarqué plus de 8000 thons dans la saison. En 1968, alors qu’il figure parmi les cinq plus vieux thoniers du port, il s’offre même le luxe d’arriver en tête des bilans.

Ses trois dernières années sont marquées par deux drames. Le 7 avril 1967, un des marins, Jean-Paul Le Goff, 16 ans, tombe à la mer. Il est repêché par le « Gabrielle Maryvonne » mais les marins ne parviennent pas à le réanimer. L’intervention du médecin d’un navire russe qui naviguait sur zone ne change malheureusement rien. Le 30 décembre 1969, au sud de la Cornouailles anglaise, alors qu’il fait route terre, le « Koroller ar mor » est victime d’une importante voie d’eau et fait naufrage. Les cinq marins sont recueillis par un navire anglais.

L’équipage comprend sept hommes jusqu’en 1966, puis descend à six. Parmi les marins qui ont travaillé sur ce bateau, citons : Pierre Bellet, Jos Cadiou, Pierre Cuillandre, André Drézen, Pierre Gallo, Célestin Le Lay, Pierre Plouhinec, Yvon Stéphan.

(1) Coût de construction : 125 000 F (sans le matériel de pêche)
(2) Statistiques établies d’après les données fournies par le mensuel « la pêche maritime », l’hebdomadaire « Le marin » et les quotidiens « Ouest France » et « Le Télégramme ». Elles portent seulement sur le chalutage hauturier.
Ce contenu a été publié dans Bateaux, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *