Gabrielle Maryvonne

Immatriculation : GV 7847, puis GV 317428

Construit au chantier Kersaudy d’Audierne (1), il est lancé le 10 janvier 1959 ; son armement est enregistré le 3 juin 1959 (2).

Caractéristiques : chalutier thonier

  • Longueur : 15,84 m
  • Tonnage : 49,84 tx
  • Moteur Baudouin DP8 de 160 cv, remplacé par un 240 cv (176 kw) pendant l’hiver 1968-1969
  • Signal distinctif : TOKD
  • Cale réfrigérée : 38 m3
  • Couleurs : pavois gris coupé par un liseré jaune, coque blanche.

Le « Gabrielle Maryvonne » au port du Guilvinec, photo Artaud.

« Gabrielle Maryvonne » est armé à parts égales par son patron Corentin Keravec et par André Le Rhun, domicilié à Romainville (Seine). Gabrielle et Maryvonne sont les prénoms des filles de Corentin Keravec. Celui-ci devient propriétaire unique en septembre 1968.

Au chalut, « Gabrielle Maryvonne » connaît une période faste de 1961 à 1966, rivalisant parfois avec les meilleures unités du port. Il atteint ou approche souvent la barre des 100 tonnes annuelles. Sa meilleure année (en tonnage) est 1963 avec 6,7 t. de moyenne annuelle, seul le « Maryse Odile » fait mieux. Le 18 novembre 1963 il débarque 14,1 tonnes à Concarneau, il devient ainsi le deuxième bateau de Saint-Guénolé à réaliser une marée de plus de 14 tonnes, après le « Locarec » en 1961 (14,6 t). A partir de 1967 ses résultats baissent et se rapprochent de la courbe des moyennes des bateaux de Saint-Guénolé.

Tonnage moyen par marée de chalut (3)

 

« Gabrielle Maryvonne » est également un excellent thonier. Il dépasse à plusieurs reprises la barre des 3000 thons, en particulier en juillet 1962, où avec 3275 thons il bat le record de la saison. Sa plus belle pêche date de juillet 1965 avec 3810 thons, mais on le retrouve encore à plus de 3000 thons en juillet 1967, en août 1967, en juillet 1972…

Comme tous les chalutiers thoniers de Saint-Guénolé « Gabrielle Maryvonne » a été confronté à de fortes tempêtes au cours de sa carrière. Le 7 novembre 1959 en particulier, alors qu’il faisait route terre en compagnie du « Locarec » il doit affronter une véritable tourmente dans les parages d’Ar-Men, avec des rafales à 135 km/h. Les deux chalutiers parviennent heureusement à rentrer à Concarneau.

En septembre 1961, au thon,  il subit de plein fouet l’ouragan Debbie et perd un de ses tangons.

Le « Gabrielle Maryvonne » est vendu en Algérie en novembre 1975 et remplacé par le « Berceau de Saint-Pierre ».

Parmi les marins qui ont fait partie de l’équipage du « Gabrielle Maryvonne » : Alain le Brun, Xavier Diquelou, Ferdinand Drezen (4).

 

(1) C’est le premier bateau de Saint-Guénolé lancé par ce chantier.
(2) Coût de construction : 140 000 F (sans le matériel de pêche)
(3) Statistiques établies d’après les données fournies par le mensuel « la pêche maritime », l’hebdomadaire « Le marin » et les quotidiens « Ouest France » et « Le Télégramme ». Elles portent seulement sur le chalutage hauturier et concernent uniquement les quantités débarquées. La qualité des langoustines et du poisson mis en vente  joue aussi un rôle crucial dans le prix de vente, mais elle  n’a malheureusement pas pu être prise en compte ici.
(4) Noms retrouvés par Joël Stephan.

 

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