Conq

Conq, tempête de septembre 2011

Concq, Conq = baie ou anse. Albert Deshayes évoque aussi le gaélique cong = détroit, goulet.

« Basse Conq » (1693, Neptune françois)
« Pte de Conq » (1693, Neptune françois)
« Concq » (ca 1780, carte des Ingénieurs géographes)
« Ile Concq » (1783, carte de Cassini)
« Ile Concq » (1818 , carte de Beautemps-Beaupré)
 « I. Concq » (1850, Carte d’état-major)
« Ile Concq » (1871, Thomassin : Pilote de la Manche…)
« Conq » (1904, Service hydrographique de la marine, Plan des roches de Penmarc’h)
« Le grand îlot rocheux blanchi de l’île Conq » (1909, Instructions de pilotage)
« Ile Conq » (1953, Auguste Dupouy in Souvenirs d’un pêcheur en eau salée)
« Enez Konk » (1961, Alain Le Berre : Toponymie nautique…Dénomination locale)
« Ile Conq » (2000, carte IGN 0519 OT)
« Ile Conq » (2012, carte SHOM) Toponyme nautique

 Conq est le nom de l’îlot rocheux situé à l’entrée du port de Saint-Guénolé. Pour Léon Fleuriot, le mot Conq désigne un port du haut Moyen Age (1). Comme le niveau marin de la période gallo-romaine et du haut Moyen Age est estimé à -2 m. environ  par rapport au niveau actuel, il n’est pas impossible qu’un port ait été établi à l’abri des roches de Conq (2). La racine conq se retrouve dans les noms de Concarneau et du Conquet.

Ce rocher imposant fut le théâtre de plusieurs naufrages : il s’agissait la plupart du temps de barques cherchant à gagner l’abri du port. Signalons aussi l’échouage le 27 janvier 1749 d’un navire hollandais du port de Staviorn nommé « Les Deux frères ».

Autrefois, le jour du pardon, les bateaux du port accueillaient des passagers pour faire le tour de Conq en passant par la grande passe, aujourd’hui obturée, et en rentrant par la petite passe (3).

Voir aussi : DalvizDeur , Omnes et Port.

 

« Thenue du Concq, du Lagadec et à présent du Gat » (1725, 4E214 199) Toponyme de Kergarien

Concq est ici le l’autre nom de la famille Lagadec. Pour avoir des précisions sur les « noms cachés » voir l’article Robin. Ces Lagadec sont présents dans le Pays bigouden au moins depuis le XVe : Pierre Leguadec arme un navire de l’Ile-Tudy en 1479. Cette propriété du Concq, incluse dans le village de Kergarien, consiste en une maison couverte d’ardoises et des terres. Elle appartient en 1725 à Louis Le Gat domicilié à Kerfezec (Saint-Pierre).

(1) « On utilisait le terme porth, de portus, ou plus encore, le terme conc, de concha ». Fleuriot, Léon .- Les origines de la Bretagne .- P. 214.
(2) L’ancien port, hypothétique, des Osismes aurait été abandonné au profit de Conq pendant de longs siècles, avant de reprendre vie au bas Moyen Age, puis au XIXe siècle.
(3)Compte-rendu du pardon dans l’Ouest Eclair du 6 septembre 1910 (n°4244, éd. de Rennes)

 

 
Ce contenu a été publié dans 2 : L'Antiquité et le Haut Moyen Age, Rochers, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *