Mireille

Immatriculation : GV 7264
Construit au chantier Léon Gléhen de Saint-Guénolé, il est francisé le 2 août 1949. L’armement est enregistré le 16 août 1949.

Caractéristiques : chalutier thonier

  • Longueur : 15,04 m
  • Tonnage : 23,08 tx
  • Moteur Baudouin de 75 cv
  • Signal distinctif : TOHN
  • Couleur : pavois bleu foncé, bande noire, coque bleu très clair.
"Mireille" ; carte postale Artaud

« Mireille » ; carte postale Artaud

« Mireille » est la propriété de Pierre Guéguen jusqu’en 1953, puis d’Elie Gueguen.à partir d’octobre 1953. Ce dernier commande le bateau jusqu’en 1957. En mai 1957, c’est André Lautrédou qui achète le bateau et prend le commandement.

« Mireille» pratique le chalutage côtier et les pêches saisonnières du maquereau, du thon et de la sardine. Il fait partie des premiers thoniers du port, en effet sa première marée, fin août 1949, est consacrée à cette pêche.

Pendant la tempête du 16 mars 1951, il perd 54 de ses filets à maquereaux. Un an plus tard, le 18 avril 1952 à 2 heures du matin, alors qu’il rentrait de pêche, il connait un problème de moteur dans la petite passe. Le vent violent d’ouest le drosse aussitôt sur Krugen. Il est victime de fortes avaries, la lisse est en partie arrachée, la quille et les flancs ont souffert, mais l’équipage est sauf. Le matin, profitant de la marée basse, ses cuves de gas-oil sont démontées et avec l’aide de nombreux volontaires, sa pêche est transportée jusqu’au port. Plusieurs bateaux tentent de le remorquer, mais sans succès. Ce n’est qu’au bout de deux jours, alors que beaucoup le considéraient déjà comme perdu, que « La Poissonnière » parvient à l’arracher des rochers et à le remorquer jusqu’à la grève au fond du port. (1)

Début mai 1954, au cours de la campagne du maquereau, le « Mireille » est pris dans la tempête et a sa lisse babord arrachée sur 4 à 5 mètres.

Nouveau coup dur fin septembre 1957 : pendant une marée de thon, le bateau est complètement démâté par la tempête. Ce sera son dernier voyage. Désarmé le mois suivant, il est vendu à l’armement Cotonnec, basé à Douala au Cameroun. En 1968 « Mireille » était toujours en activité à Douala, équipé de moteurs Baudouin jumelés de 150 cv (2).

Ils ont fait partie de l’équipage : Robert le Bec, Jean Bellet, Jean Bouguéon (mécanicien), Joseph Calvez, François Cosquéric, Pierre Hélias, Emile le Rest (3).

(1) cf plus bas le rapport de mer de François Hélias (patron remplaçant pour ce voyage)
(2) Laure, Joseph .- La pêche industrielle au Cameroun .- Yaoundé : Office de la recherche scientifique et technique outre-mer, 1969 .- 127 p. : ill.
(3) liste établie par Roger Scuiller.

 

Rapport de mer de François Hélias

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