Le Résolu

Immatriculation : GV 8147, puis GV 317447

Construit au chantier des Charpentiers réunis de Saint-Guénolé, il est lancé en avril 1965 ; son armement est enregistré le 25 juin 1965 (1).

Caractéristiques : chalutier thonier

  • Longueur : 17,35 m
  • Tonnage : 49,13 tx
  • Moteur Poyaud de 250 cv, remplacé plus tard par un Poyaud de 414 cv (304 kw)
  • Signal distinctif : FTEX
  • Cale réfrigérée : 40 m3
  • Couleur : pavois gris barré d’un liseré blanc, coque blanche, passerelle blanche.
  • Gaillard avant, passerelle métallique.

« Le Résolu » est le dernier de la série de bateaux construit pour l’armement Linguanotto, série entamée en 1957 avec le « Ketty et Micou ». Il est commandé par Nonna Kerfriden.

Au chalut les résultats du « Résolu » voisinent la moyenne des bateaux de Saint-Guénolé, sans toutefois la dépasser, sauf en 1971.

Tonnage moyen par marée de chalut (2)

A la pêche au thon, il commence très fort, en ramenant 3400 poissons lors de son premier voyage. Par la suite, ses résultats sont irréguliers. Il renonce même à la campagne thonière certaines années (1967 et 1970). Sa meilleure saison date de 1974, cette année-là il est le 4ème thonier du port avec 9450 poissons, capturés en cinq voyages.

Le bateau est parfois confronté à des problèmes mécaniques, comme en août 1965, où le « Suzette et Monique » doit le prendre en remorque dans les parages de l’île de Sein, où en janvier 1977 lorsqu’il tombe en panne de moteur à 7 milles d’Ouessant et qu’il est remorqué à Brest par « l’Eglantine », dragueur de la Marine nationale, où encore en novembre 1978, quand une nouvelle panne de moteur le contraint à interrompre sa marée.

En avril 1977, au chalut sur Small, il perd son mécanicien, Jean-Louis Cariou, 39 ans.

Le 17 mars 1980, alors qu’il fait route terre au terme d’une marée de chalut, « le Résolu » disparaît corps et biens. Voulant prendre un peu de repos, le patron, Nonna Kerfriden, avait demandé à Emile Maréchal de le remplacer pour ce voyage. Ce dernier venait de vendre son « Cap Cavall » et attendait la livraison d’un nouveau bateau. Avec lui disparaissaient également Ambroise Boënnec, André Coïc, Michel Monot et Robert Morvan.

L’accident aurait été causé par une erreur de cap. « Le Résolu » s’est abîmé sur les récifs de Seven stones, au nord-est des Scilly. L’épave a été repérée à proximité immédiate de celle du « Torrey Canyon ».

(1) Coût de construction : 350 000 F (sans le matériel de pêche)

(2) Statistiques établies d’après les données fournies par le mensuel « la pêche maritime », l’hebdomadaire « Le marin » et les quotidiens « Ouest France » et « Le Télégramme ». Elles portent seulement sur le chalutage hauturier et concernent uniquement les quantités débarquées. La qualité des langoustines et du poisson mis en vente  joue aussi un rôle crucial dans le prix de vente, mais elle  n’a malheureusement pas pu être prise en compte ici. Les chiffres des années manquantes seront progressivement intégrés.

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4 réponses à Le Résolu

  1. Je suis la belle soeur de Nonna Kerfriden (il a épousé ma soeur) et je peux vous dire qu’il n’est pas mort dans son bateau (mais dans son lit) plusieurs années après 1980.

    Je ne sais pas s’il est vrai que le bateau « Le Résolu » a péri en mer.
    A-t-il été « prêté » ou loué à un autre capitaine ? Je ne sais pas, car je vis au Québec.

    Vous pouvez me contacter sur mon cell.: 1-514-973-8236
    Micheline Cadoret (native de Penmarc’h)

    L’adresse de mesagerie est celle d’un ami.

  2. admin dit :

    Bonjour de Saint-Guénolé !
    Dans mon article je n’ai pas dit que Nonna Kerfriden avait péri sur « Le Résolu » : il s’était fait remplacer. C’est Emile Maréchal qui commandait « Le Résolu » lors du naufrage. Il venait de vendre le « Cap Cavall » et attendait le lancement de son nouveau bateau.
    Cordialement
    Camille Cadiou

  3. Salutations, M. Cariou.

    Merci de votre réponse.

    J’aimerais que vous fassiez un petit ajout à la phrase: « Voulant prendre un peu de repos, le patron, Nonna Kerfriden, avait demandé à Emile Maréchal de le remplacer. »

    J’aimerais que vous ajoutiez « …pour ce voyage. », de façon à éviter toute confusion.

    Merci d’avance pour votre collaboration

    Micheline Cadoret, du Québec. (L’adresse courriel est celle d’un ami.)

  4. Merci beaucoup M. Cariou d’avoir accepté de faire la modification.

    Cela me touche énormément et m’assure que la mémoire de Nonna Kerfriden n’est pas entachée.

    Cordialement, avec toute ma gratitude,

    Micheline Cadoret (née à Penmarc’h et belle soeur de Nonna Kerfriden)

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