Gâs de Saint-Gué

Immatriculation : GV 8150, puis GV 317512

Construit au chantier Pierre Gléhen du Guilvinec, il est lancé le 31 mai 1965. Son armement est enregistré le 9 juillet 1965 (1).

Caractéristiques : chalutier thonier

  • Longueur : 16,91 m
  • Tonnage : 47,38 tx
  • Moteur Baudouin de 160 cv, remplacé pendant l’hiver 1971-1972 par un Baudouin DNPS de 240 cv (176 kw)
  • Signal distinctif : FTGH
  • Cale réfrigérée : 42 m3
  • Couleur : blanc avec un liseré bleu, passerelle blanche.
  • Gaillard avant, passerelle d’abord en bois, puis métallique.
« Gâs de Saint-Gué » partant pour la pêche au thon.

« Gâs de Saint-Gué » appartient à son patron Lucien Cossec. Il commandait auparavant le « Yves Ollivier ». Au chalut le « Gâs de Saint-Gué » se situe en légèrement au-dessus de la moyenne des hauturiers de Saint-Guénolé, sauf en 1971 et 1976. Sa meilleure marée se situe en mars 1974 avec plus de 10 tonnes.

Tonnage moyen par marée de chalut (2)

Le « Gâs de Saint-Gué » est surtout un remarquable thonier. Entre 1965 et 1976, il parvient plus de dix fois à dépasser les 3000 thons en un voyage. Son meilleur résultat date de juillet 1971 avec 4400 thons. Il réalise à cinq reprises la meilleure saison thonière du port en nombre de poissons pêchés.

La carrière du « Gâs de Saint-Gué » est marquée par un drame . Le 12 mars 1976, il est pris dans une très forte tempête, une lame gigantesque emporte trois des quatre matelots : Henri le Bihan, Jean-Claude Boëdec et Jean-Michel Tanneau. Seuls Léon Pochic et le patron Lucien Cossec reviennent à Saint-Guénolé. Cette tempête sera fatale pour un autre bateau du port, le « Kruguen ».

Le « Gâs de Saint-Gué » a poursuivi sa carrière pendant une dizaine d’années encore, jusqu’au départ en retraite de Lucien Cossec. En 1987 on le retrouve en Mauritanie, transformé en langoustier, puis très vite, vers 1989, il est abandonné dans le cimetière de bateaux de Nouadhibou.

Ils ont fait partie de l’équipage entre 1965 et 1987 : Joël Bargain, Henri Le Bihan (mécanicien après le départ de Cossec), Jean-Claude Boëdec, Jos Burel, Martial Cossec (mécanicien), Eugène Faou, Jean-Claude Jacq, Louis Lautredou, Joseph Loussouarn, Marcel Lucas, Jacques Maréchal, Marc Le Pape, Léon Pochic, Jean-Michel Tanneau … (3)

(1) Coût de construction : 370 000 F (sans le matériel de pêche)

(2) Statistiques établies d’après les données fournies par le mensuel « la pêche maritime », l’hebdomadaire « Le marin » et les quotidiens « Ouest France » et « Le Télégramme ». Elles portent seulement sur le chalutage hauturier et concernent uniquement les quantités débarquées. La qualité des langoustines et du poisson mis en vente  joue aussi un rôle crucial dans le prix de vente, mais elle  n’a malheureusement pas pu être prise en compte ici. Les chiffres des années manquantes seront progressivement intégrés.

(3) Merci à Joël Stéphan qui m’a communiqué les noms de plusieurs membres de l’équipage.

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