Germain Philippe

Immatriculation : GV 7756

Construit au chantier Gléhen de Pont-l’Abbé, il est lancé à la mi-janvier 1958. Il est immatriculé le 28 janvier (1).

Caractéristiques : chalutier thonier

  • Longueur : 16, 51 m
  • Tonnage : 48,25 tx
  • Moteur Baudouin de 2×80 cv
  • Signal distinctif : TQOF
  • Cale réfrigérée : 38 m3
  • Couleurs : blanc avec un large liseré bleu, puis pavois bleu, liseré rouge, coque blanche.

Le « Germain Philippe ».

Il appartient à Mme Gueguen pour 75% (elle est également armatrice du « Per Nostis« ) et à son jeune patron Roland Bodéré pour 25%.

Au chalut « Germain Philippe » fait partie des meilleures unités de Saint-Guénolé. Ses apports dépassent chaque année la courbe de la moyenne des bateaux du port, hormis un léger creux en 1965 et un décrochage en 1969 pour sa dernière année d’exploitation à Saint-Guénolé. Sa meilleure marée date de mars 1959 avec 11,8 tonnes. En 1958 et 1959 il prend place parmi les premiers chalutiers du port en tonnage moyen par marée. Il figure aussi presque chaque année  de 1958 à 1968 en haut du palmarès en tonnage annuel, dépassant à plusieurs reprises les 100 tonnes. Il arrive en tête des chalutiers du port en 1964 avec plus de 120 tonnes, mais c’est en 1961 qu’il réalise son meilleur tonnage avec plus de 130 tonnes, dépassé seulement cette année là par l’incontournable « N’holl zent ».

Tonnage moyen par marée de chalut (2)

« Germain Philippe » n’est pas un grand adepte de la pêche thonière. Il consacre souvent la totalité de son année au chalut, il est même le premier à faire ce choix avec « Petite Jacqueline » en 1959. Cependant, lorsqu’il opte pour le thon il obtient des résultats tout à fait honorables.

Le 1er juillet 1963, pendant son premier voyage au thon, il entre en collision avec le « Menez Sant Yann » d’Audierne. Il brise un de ses tangons et plie sa flèche de mât avant. Il choisit alors de rentrer au port, d’autant plus qu’il a aussi une avarie de moteur.

En fin de carrière il connait des ennuis à répétition : en novembre 1968 il est victime d’une légère voie d’eau et d’avaries causées par la tempête. Une révision s’impose sur le slipway de Douarnenez.  En juin 1969 il est pris en remorque par le « Massingy » en raison d’un problème d’embrayage. Quelques mois plus tard, en septembre, c’est le « Sant Yann » qui le ramène au port de Kinsale en Irlande. Il effectue encore deux marées en octobre, puis il est désarmé début novembre. Il est alors vendu au quartier maritime de Dieppe où il est immatriculé DP 1791.

(1) Coût de construction : 130 000 F (sans le matériel de pêche)
(2) Statistiques établies d’après les données fournies par le mensuel « la pêche maritime », l’hebdomadaire « Le marin » et les quotidiens « Ouest France » et « Le Télégramme ». Elles portent seulement sur le chalutage hauturier.

 

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