Massingy

Immatriculation : GV 8210, puis GV 302756

Construit à Audierne, au chantier Kersaudy – Gourlaouen, il est lancé le 11 janvier 1967 ; son armement est enregistré le 21 mars 1967 (1).

Caractéristiques : chalutier thonier

  • Longueur : 18,48 m
  • Tonnage : 49,25 tx
  • Moteur Baudouin de 360 cv, qui sera remplacé par un Baudouin DNP12 de 430 cv.
  • Signal distinctif : FUHB
  • Cale réfrigérée : 42 m3
  • Couleurs : pavois vert foncé coupé d’un liseré jaune, coque vert clair
  • Gaillard avant et passerelle métallique.
Le « Massingy »

Comme « Gué-Bihen » et « Jean-Noël », le « Massingy » appartient à l’armement Schmitt. Je n’ai pas d’explication quant à son nom. Deux communes françaises se nomment Massingy, une en Côte-d’Or, l’autre en Haute-Savoie, il s’agit peut-être d’un hommage à l’un de ces villages. Notons qu’il a été d’abord nommé « Le Tiercé ».

Robert Tymen, le premier patron du « Massingy » intègre presque tout de suite l’armement du bateau. Il est remplacé en avril 1969 par Adrien Jégou, qui devient propriétaire unique en avril 1978.

Après des débuts assez moyens, le « Massingy » se hisse au niveau des meilleurs chalutiers du port à partir de 1969. Il figure à plusieurs reprises parmi les cinq plus fortes moyennes annuelles. Il dépasse plusieurs fois les 10 tonnes en une seule marée ; en juillet 1974 il réalise même une marée de 11,2 tonnes. En 1975 il atteint un total annuel de 140,8 tonnes. Seuls « Ar Zent », « Le Diablotin » et « Credo du marin » font encore mieux.

Tonnage moyen par marée de chalut (2)

Robert Tymen arme au thon en 1967 et 1968, mais Adrien Jégou, son successeur, renonce à pratiquer cette pêche, « Massingy » devient chalutier à plein temps.

Le 13 novembre 1967, le « Massingy » remonte dans son chalut une bombe de 300 à 400 kg. Il est alors contraint de se rendre à Milford Haven où des démineurs l’attendent pour mettre l’engin en sécurité.

Le 2 juin 1969, il prend le « Germain Philippe » en remorque. L’arrivée au port de Saint-Guénolé va s’avérer périlleuse pour les deux bateaux. (3)

En 1979, il se trouve sur la zone du drame pendant l’ouragan qui frappe la course à la voile du Fastnet, les 13 et 14 août, faisant quinze victimes. Il parvient à recueillir les sept passagers d’un voilier anglais, le « Charisteer », et les dépose à Newlyn. Pour ce sauvetage, le patron et l’équipage du « Massingy » seront récompensés par des médailles de courage et dévouement.

En septembre 1983, le « Massingy » est vendu à l’armement Asti, basé à Abidjan en Côte d’Ivoire ; il passe alors sous pavillon ivoirien.

Ils ont fait partie de l’équipage entre 1967 et 1983 : Jean-Louis Biger (mécanicien), Eugène Gargadennec, Jacques Guichaoua (mécanicien), Ferdinand Jégou, Lucien Jégou, Loïc Le Coze…

(1) Coût de construction : 320 000 F (sans le matériel de pêche)

(2) Statistiques établies d’après les données fournies par le mensuel « la pêche maritime », l’hebdomadaire « Le marin » et les quotidiens « Ouest France » et « Le Télégramme ». Elles portent seulement sur le chalutage hauturier et concernent uniquement les quantités débarquées. La qualité des langoustines et du poisson mis en vente  joue aussi un rôle crucial dans le prix de vente, mais elle  n’a malheureusement pas pu être prise en compte ici. Les chiffres des années manquantes seront progressivement intégrés.

(3) Voir ci-dessous le rapport de mer d’Adrien Jégou.

Rapport de mer d’Adrien Jégou, 4 juin 1969. Archives départementales, 2054 W 3
Ce contenu a été publié dans Bateaux, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *