Margritic

Immatriculation : GV 8227, puis GV 302767

Construit au chantier Hénaff du Guilvinec, il est lancé le 22 juillet 1967 ; son armement est enregistré le 22 novembre 1967 (1).

Caractéristiques : chalutier thonier

  • Longueur : 16,65 m
  • Tonnage : 48,77 tx
  • Moteur Baudouin DP8 de 240 cv (176 kw)
  • Signal distinctif : FUWH
  • Cale réfrigérée : 40 m3
  • Couleurs : d’abord blanc, puis pavois bleu et coque blanche.
  • Gaillard avant et passerelle métallique
Le thonier « Margritic » en pêche.

Margritic est le diminutif du prénom Marguerite en breton. Ce bateau est armé par Henri le Brun, auparavant patron du « Les cinq frères Ademo ». Bien qu’étant immatriculé dans le quartier du Guilvinec, « Margritic » fréquentera surtout le port de Douarnenez, y effectuant pratiquement toutes ses ventes. Henri le Brun, domicilié à Saint-Guénolé est en effet d’origine douarneniste.

Au chalut « Margritic » s’approche de la courbe moyenne de Saint-Guénolé jusqu’en 1971, ses résultats faiblissent par la suite.

Tonnage moyen par marée de chalut (2)

« Margritic » arme presque chaque année pour le thon. De 1968 à 1970, il vend sa pêche à Saint-Guénolé. Après deux années d’interruption il reprend le thon en 1973, mais en choisissant Douarnenez comme lieu de débarquement. Sa meilleure pêche date du mois d’août 1976 avec 3000 thons.

En mai 1969, il connaît quelques problèmes et doit être pris en remorque par « l’Alcaïd » de Lesconil.

En 1983, Christian le Brun, le fils d’Henri le Brun, construit une nouvelle unité, le « Marjanic », destinée à remplacer le « Margritic ». Ce dernier continue cependant à naviguer encore un peu, participant à la campagne thonière de 1984. J’ignore à quelle date exactement il a cessé de figurer dans la flottille de Saint-Guénolé.

Ils ont fait partie de l’équipage : Christian le Brun, Richard Cosquéric (mécanicien), Hyacinthe Morvan… Cet équipage était complété par des douarnenistes. (3).

(1) Coût de construction : 350 000 F (sans le matériel de pêche)

(2) Statistiques établies d’après les données fournies par le mensuel « la pêche maritime », l’hebdomadaire « Le marin » et les quotidiens « Ouest France » et « Le Télégramme ». Elles portent seulement sur le chalutage hauturier et concernent uniquement les quantités débarquées. La qualité des langoustines et du poisson mis en vente  joue aussi un rôle crucial dans le prix de vente, mais elle  n’a malheureusement pas pu être prise en compte ici. Les chiffres des années manquantes seront progressivement intégrés.

(3) Renseignements sur l’équipage fournis par Joël Stéphan

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