1846

Recensement à Penmarc’h : en 1846 il y a 273 habitants à Saint-Guénolé répartis en 55 foyers. L’augmentation de la population atteint 8% en 5 ans ! C’est une des plus fortes croissances du sud du Pays Bigouden, dont la population globale s’est accrue de 5%. Seuls Loctudy et Saint-Jean font mieux.

La croissance démographique à Saint-Guénolé est surtout un phénomène migratoire.
Les nouveaux arrivants se sont installés en priorité à Kergarien, dont la population a augmenté de 31% en 5 ans, à Kervilon (13% en plus) et à Kervédal où un nouveau hameau est signalé, appelé Ty Loc’h (Kost ar Loc’h). Kerouil et l’Ile Fougère ne bénéficient pas du tout de cette émigration.
Les nouveaux habitants viennent de Penmarc’h, Plomeur , Saint-Jean et Lababan. Ce sont pour la plupart des pauvres gens (journaliers, tisserands) chassés par la misère. La crise a toujours été un facteur de mobilité.

Les métiers de l’agriculture restent ultra majoritaires (90%)
Avec les nouveaux arrivants, le nombre d’artisans a augmenté : 3 maçons, 5 tailleurs, 2 couturières, 3 tisserands, 1 meunier. François Gloaguen qui se disait charron en 1841 est désormais qualifié de menuisier. Etienne Drezen, le garde champêtre et Jean Gloaguen, l’ancien cultivateur adjoint au maire sont toujours là.

Ce recensement de 1846 ne fournit pas de renseignements sur les mendiants et indigents.

Gloaguen et Durand demeurent les patronymes les plus portés, mais Bodéré est rattrapé par Lucas, Stéphan et Calvez : ils sont tous les quatre cités 3 fois.

Les noms suivants sont encore cités deux fois : Cadiou, Tanneau rejoints par Drezen , Jégou et Le Pape.

Le printemps 1846 se caractérise par une grande sécheresse, il est suivi d’un été chaud mais très pluvieux. Les récoltes de céréales sont mauvaises et les pommes de terre sont toujours attaquées par le mildiou. Résultat : la population s’appauvrit et la mortalité augmente, c’est la dernière grande crise agricole du Pays bigouden.

L’église de Plonéour, qui s’était écroulée au début des années trente, est complètement démolie.

A Plogastel, la flèche principale de la chapelle de Saint-Germain et la tourelle sud s’écroulent.

Ce contenu a été publié dans 4 : De 1596 à 1869, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *