Junon

Immatriculation : GV 7849

Construit au chantier Lancien de Concarneau, il est lancé le 26 mars 1959 ; son armement est enregistré le 18 juin 1959.

Caractéristiques : chalutier thonier

  • Longueur : 15,37 m
  • Tonnage : 46,09 tx
  • 2 moteurs Baudouin DK4 de 80 cv
  • Signal distinctif : TOLH
  • Couleurs : pavois bleu clair, liseré rouge, coque blanche.
  • Gaillard avant et passerelle en acier

Le « Junon »

Le « Junon » est armé par dix propriétaires à parts égales, dont cinq de Saint-Guénolé : André Daden le patron, Lucien Cossec, Jean-Louis Cossec, Vincent Larnicol et Gustave Priol. Junon, sœur et épouse de Jupiter, est aussi un important astéroïde ou planète mineure (1). C’est le troisième bateau à gaillard du port, après « Le Braconnier » et le « Yves Ollivier », dont il est d’ailleurs le sister ship.

Au chalut, les performances du « Junon » voisinent la courbe des moyennes du port. En 1964, en renonçant à la campagne thonière, il atteint toutefois la barre des 100 tonnes annuelles, en revanche son tonnage moyen par marée diminue cette année là. Sa meilleure marée est de 9,7 t en mai 1961.

Tonnage moyen par marée de chalut (2)

Au thon, pêche qu’il pratique de 1959 à 1963, ses résultats demeurent également proches de la moyenne des bateaux du port. Sa meilleure marée date de juillet 1962, avec 2800 thons.

Dans la nuit du 17 décembre 1962 il s’échoue dans la passe. Il parvient à repartir sans dégâts à la marée suivante.

Le « Junon » est remplacé par le « Gué Bihen » en mai 1965. Il effectue la saison thonière 1965 avec un équipage concarnois. Rattaché au quartier maritime de Concarneau dès 1965-1966, il fait régulièrement le thon, au moins jusqu’en 1976. Ensuite, il est vendu à Mogueriec et transformé en caseyeur.

Ils ont fait partie de l’équipage du « Junon » : Marcel le Donge, José Gueguen (mécanicien), Alfred Jégou (3)

 

(1) C’est également le nom d’un des sous-marins des Forces navales françaises libres
(2) Statistiques établies d’après les données fournies par le mensuel « la pêche maritime », l’hebdomadaire « Le marin » et les quotidiens « Ouest France » et « Le Télégramme ». Elles portent seulement sur le chalutage hauturier et concernent uniquement les quantités débarquées. La qualité des langoustines et du poisson mis en vente  joue aussi un rôle crucial dans le prix de vente, mais elle  n’a malheureusement pas pu être prise en compte ici.
(3) liste établie par Joël Stephan.

 

Ce contenu a été publié dans Uncategorized. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *