Basse-Gouach (GV 8258)

Immatriculation : GV 8258, puis GV 317518

Construit au chantier des Charpentiers réunis de Saint-Guénolé, il est lancé le 13 mai 1968 ; son armement est enregistré le 18 juillet 1968 (1).

Caractéristiques : chalutier thonier

  • Longueur : 17,15 m
  • Tonnage : 49,29 tx
  • Moteur Baudouin DP8 de 240 cv (176 kw), puis Caterpillar de 365 cv (268 kw)
  • Signal distinctif : FVGS
  • Cale réfrigérée : 40 m3
  • Couleurs : pavois vert foncé, liseré blanc, coque vert clair
  • Gaillard avant, passerelle métallique.
Le « Basse-Gouach » (GV 8258). Carte postale Caoudal.

« Basse-Gouach » appartient à son patron Roland Bodéré, il vient remplacer le « Germain Philippe ». Basse Gouac’h est le nom d’une des roches de l’entrée du port de Saint-Guénolé.

Les résultats du « Basse-Gouach » au chalut sont légèrement supérieurs à la moyenne des bateaux du port. En 1975, sa meilleure année, il dépasse les 8 tonnes par marée à quatre reprises, par la suite ses résultats faiblissent.

Tonnage moyen par marée de chalut (2)

Au thon, « Basse-Gouach » se caractérise par son irrégularité. Ses premières années sont médiocres, il renonce même à cette pêche en 1970. Pourtant en juillet 1972 il réalise la meilleure marée du port avec 4100 thons ! (3). En juillet 1974, il réitère cet exploit avec 4150 thons. En 1975 il passe l’année au chalut, même chose en 1976, il ne revient au thon qu’en 1977. Cette année là, il pêche 3900 thons en août, et avec un total de 9000 prises dans la saison, il figure parmi les très bons thoniers du port.

Roland Bodéré arrête la pêche hauturière fin 1976. En décembre il achète « La Sardane », un chalutier côtier. Il est remplacé à la barre par René Le Roux de Plomeur. Le 10 janvier 1978, René Le Roux devient propriétaire du « Basse-Gouach ». Il le conserve jusqu’en 1985, date de lancement de son nouveau bateau, appelé « An Dorchenn ».

« Basse-Gouach » est vendu aux Sables d’Olonne, où il prend le nom de « Castor et Pollux », avant d’être revendu fin 1989 à Tralee, en Irlande (Immatriculation T 73). Il continuera à naviguer jusqu’en 2002.

(1) Coût de construction : 400 000 F (sans le matériel de pêche)

(2) Statistiques établies d’après les données fournies par le mensuel « la pêche maritime », l’hebdomadaire « Le marin » et les quotidiens « Ouest France » et « Le Télégramme ». Elles portent seulement sur le chalutage hauturier et concernent uniquement les quantités débarquées. La qualité des langoustines et du poisson mis en vente  joue aussi un rôle crucial dans le prix de vente, mais elle  n’a malheureusement pas pu être prise en compte ici. Les chiffres des années manquantes seront progressivement intégrés.

(3) « Anatife » ramène également 4100 thons en juillet 1972.

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