Prénoms des années 1850

Parmi les 142 prénoms attribués pendant la décennie 1850-1859 à Saint-Guénolé (73 garçons et 69 filles), on trouve 42 prénoms masculins différents et 29 féminins. Le prénom masculin le plus porté est Jean Marie (11 fois), devant Jean (5 fois) et Pierre (4 fois). Chez les filles, trois prénoms sont à égalité : Anne, Marie Jeanne et Marie Louise.

Si on prend seulement en compte le premier prénom, Jean arrive largement en tête avec 21 occurrences, devant Pierre 12, Guillaume et Yves 4, François, Joseph et Thomas 3, Alain, Denis, Guénolé, Henri, Louis, Nonna 2, Bernard, Corentin, Daniel, Jacques, Laurent, Marc, Michel, Nicolas, René, Rolland, Sébastien 1.

Pour les prénoms féminins, la domination de Marie est écrasante avec 42 occurrences, loin devant Anne 10, Jeanne 6, Catherine 3, Perrine 2, Augustine, Claudine, Louise, Marguerite, Renée et Thumette 1.

La prépondérance de Marie est encore plus flagrante quand on constate que huit filles sur dix nées entre 1850 et 1859 portent ce prénom en première ou en deuxième position et même que 45% des garçons portent ce prénom en deuxième ou troisième position. En ce milieu du XIXe siècle, l’Eglise cherche de plus en plus à imposer le culte marial. En Pays bigouden elle y parvient d’autant plus facilement que les plus célèbres lieux de culte, les chapelles aux grands pardons, sont déjà dédiées à Marie : Notre-Dame de Penhors, Notre-Dame de la Clarté, Notre-Dame de Tréminou, Notre-Dame de Tronoën, et bien sur Notre-Dame de la Joie.

Statue de Marie, calvaire de Notre-Dame de la Joie

Statue de Marie, calvaire de Notre-Dame de la Joie

Les prénoms liés aux saints locaux sont présents, mais de manière anecdotique (Nonna, Guénolé, Thumette). Si Guénolé est encore là, deux fois en premier prénom et une fois en quatrième, Fiacre, l’autre saint patron a complètement disparu. Quant aux modes extérieures, elles ne touchent pas encore Saint-Guénolé. Aucun enfant par exemple ne se prénomme Louis Napoléon, en hommage à l’Empereur.

Au contraire, le choix du prénom se fait dans un patrimoine restreint qui connait peu d’évolutions. Ce phénomène est caractéristique des villages ruraux encore repliés sur eux mêmes.

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