Notre-Dame-de-Lorette

Immatriculation : GV 8243, puis GV 270298

Construit au chantier Kersaudy Gourlaouen à Audierne, il est lancé le 30 décembre 1967 ; son armement est enregistré le 14 juin 1968 (1).

Caractéristiques : chalutier thonier

  • Longueur : 17,57 m
  • Tonnage : 49,24 tx
  • Moteur MWM de 240 cv (2), puis Baudouin DNP12 de 430 cv (316 kw)
  • Signal distinctif : FVCX
  • Cale réfrigérée : 45 m3
  • Couleurs : pavois vert foncé, liseré jaune, coque bleu clair
  • Gaillard avant et passerelle métallique.

« Notre-Dame-de-Lorette » appartient d’abord à l’armement Schmit, puis, très rapidement, à son patron Hughes Camus (3). Notre-Dame-de-Lorette fut l’une des plus importantes batailles de la première guerre mondiale (188 000 morts entre octobre 1914 et octobre 1915) ; sa colline, devenue lieu de mémoire, est la plus grande nécropole nationale.

Au chalut, « Notre-Dame-de-Lorette » demeure très proche de la moyenne des bateaux du port jusqu’en 1972, avant de décrocher. Son meilleur tonnage est de 8,4 t en juillet 1975.

Tonnage moyen par marée de chalut (4)

« Notre-Dame-de-Lorette » pratique chaque année la pêche au thon, sauf en 1975 et 1976. Le bateau dépasse la barre des 3000 thons à plusieurs reprises : 3400 en juillet 1972, 3000 en juillet 1974, 3050 en août 1977.

Pendant la forte tempête du 5 au 6 janvier 1969, « Notre-Dame-de-Lorette » rompt son amarre de coffre, ce qui occasionne des dégâts sur deux autres chalutiers, en particulier sur « l’Appel du large ». Cette même année, en avril, il connaît des problèmes de moteur et doit être remorqué jusqu’à Douarnenez par le coquillier « l’Ange gardien ». En mai 1973, il fait une voie d’eau au port, heureusement sans grosses conséquences.

« Notre-Dame-de-Lorette » poursuit sa carrière à Saint-Guénolé jusqu’en fin 1985. Il est alors remplacé par le « Jet Stream » et vendu à Dunmore en Irlande en 1986 (immatriculation D 20).

Ils ont fait partie de l’équipage du « Notre-Dame-de-Lorette » : Louis Camus (père du patron), Joseph le Cléach (mécanicien), Louis Mavic…

(1) Coût de construction : 400 000 F (sans le matériel de pêche)

(2) C’est le premier bateau de Saint-Guénolé équipé de ce type de moteur.

(3) Le 10 juin 1968, avan même d’avoir commencé à naviguer.

(4) Statistiques établies d’après les données fournies par le mensuel « la pêche maritime », l’hebdomadaire « Le marin » et les quotidiens « Ouest France » et « Le Télégramme ». Elles portent seulement sur le chalutage hauturier et concernent uniquement les quantités débarquées. La qualité des langoustines et du poisson mis en vente  joue aussi un rôle crucial dans le prix de vente, mais elle  n’a malheureusement pas pu être prise en compte ici. Les chiffres des années manquantes seront progressivement intégrés.

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