Filet bleu

Immatriculation : GV 7138
Construit au chantier Loussouarn de Léchiagat (1), il est francisé le 14 août 1947.

Caractéristiques : chalutier côtier

  • Longueur : 12,97 m
  • Tonnage : 18,28 tx
  • Moteur  Baudouin de 50 cv, ensuite moteur de 72 cv, puis Baudouin de 120 cv.
  • Signal distinctif : TPJU
  • Cale réfrigérée : 10 m3
  • Couleurs : dominante bleue
Sans titre

Le « Filet bleu »

Le « Filet bleu » est initialement construit pour un armateur de Trévignon, mais au bout de quelques mois, en décembre 1947, il est vendu à Pierre Biger de Saint-Guénolé. Le « Filet bleu » est un chalutier côtier pratiquant aussi la pêche à la sardine. Pierre Biger reste à la barre du « Filet bleu »jusqu’en 1959, il est ensuite remplacé par Corentin Coïc, qui achète le bateau en avril, puis par Sébastien Le Garrec.

La base de l’équipage d’origine (1947-1949) est constituée par Pierre le Bihan, Sébastien Drézen, Hervé Kerviel, Ernest le Pape, Michel Stéphan et Alain Tual (2).

En 1955, l’équipage est composé de Jean-Claude Bescond (novice), Jean-Louis Bescond, Pierre Biger (patron), Roger Biger (mousse), Guillaume Le Donge (mécanicien), Maurice Le Gall, Laurent Gloaguen, Jean Guirriec, Joseph Kerdranvat, Alfred Lelgouarch, Lucien Mazo, Jacques Nédélec, Nonna Le Pape, François Stéphan, Joseph Stéphan et Jean Louis Tirilly (3).

Le dimanche 21 mars 1954, parti pêcher le maquereau le matin, il est de retour en soirée avec une cargaison exceptionnelle de roussettes et d’aiguillats (4).

Le 18 septembre 1958, journée faste pour les sardiniers de Saint-Guénolé, le « Filet bleu » réalise une des meilleures pêches, avec 3 tonnes.

Dans la nuit du 7 au 8 juin 1960, Nicolas Stephan, 52 ans, embarqué sur le « Filet bleu », se noie dans le port, probablement en regagnant son bord.

Le « Filet bleu » est désarmé en juin 1962. Vendu à Loctudy, il poursuit encore sa carrière pendant quelques années, jusqu’en février 1968.

 
(1) Coût de la construction : 20 000 F (sans le matériel de pêche)
(2) Archives départementales, 2048 w
(3) Archives municipales, 2 F 7
(4) Aiguillat se traduit par spinec en breton. « L’Aiglone » réalisa également une pêche exceptionnelle ce jour là.
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