Cénacle

Immatriculation : GV 7386

Construit au chantier Hénaff du Guilvinec, il est lancé fin septembre 1951, son armement est enregistré le 22 octobre (1).

Caractéristiques : chalutier côtier

  • Longueur : 13,79 m
  • Tonnage : 21,94 tx
  • Moteur Baudouin 75 cv, puis 120 cv. Vers 1964 il est remplacé par un Poyaud 220 cv.
  • Signal distinctif : TMPQ
  • Cale réfrigérée : 17 m3
  • Couleur : d’abord pavois bleu, liseré rouge, coque vert clair, puis gris.

Tableau représentant le « Cénacle » appartenant à Mme Garrec.

Le « Cénacle » appartient à parts égales à Pierre Garrec et Alexis Savina. Pierre Garrec commande le bateau et Alexis Savina en est le mécanicien. Il est de couleur grise, tout comme l’était le « Pays de France« , le bateau de Corentin Garrec, père de Pierre.

C’est un chalutier côtier qui fait des marées de trois jours maximum. Il pratique aussi la pêche au maquereau dans les années 50. Il va reprendre cette pêche, tombée en désuétude, en 1962 et 1963. Le « Cénacle » va aussi tenter une expérience de chalut en bœuf avec le « Mab Mousse Bihan » en 1962 et 1963.

En juin-juillet 1960, il fait partie des premiers bateaux de Saint-Guénolé à expérimenter la pêche au sonneur avec des palangres flottantes.
En mai 1967, il fait partie des bateaux chargés de lutter contre la pollution du pétrolier « Torrey Canyon ».
En janvier 1952, le « Cénacle » doit rentrer précipitamment, Michel Cariou, un de ses marins, ayant un doigt écrasé par une fune. La situation se reproduira plusieurs années plus tard, en juin 1967, cette fois c’est Alexis Savina qui se blesse en mer, obligeant le bateau à rentrer d’urgence.
Le « Cénacle » est désarmé en mars 1971, après une vingtaine d’années de présence au port. Vendu en avril à Francis Marty de Rosny (93), il sera reconverti en voilier de plaisance (2) et remplacé par un nouveau « Cénacle ».

Parmi les personnes qui ont composé l’équipage (ils étaient en général quatre à bord) on trouve selon les années, en plus de Pierre Garrec et Alexis Savina, Marcel Boënnec, Michel Cariou, Albert Cossec, Raymond Dréau, Rémy Failler, Pierre Gueguen, Alfred Jolivet, Nicolas Lucas et Raymond Stephan (3).

Pierre Garrec au treuil, le marin au premier plan n’a pas été identifié. Coll. Mme Garrec. (4)

(1) Coût de construction : 55 000 F (sans le matériel de pêche)
(2) Merci à Franck Balenci pour cette précision.
(3) Composition de l’équipage communiquée par Roger Scuiller et Gilbert Garrec.
(4) Merci à Gilbert Garrec pour les reproductions des photos de la collection de sa mère.
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6 réponses à Cénacle

  1. franck dit :

    Si je réagis au souvenir du CENACLE et aussi du PER NOSTIS, c’ est parce que ce sont les plus anciens « malamoks » immatriculés GV dont je me souviens avoir vu en activité.
    Ceux datant des années antérieures, répertoriés dans votre chronologie, je n’ en ai pas souvenir, j’ étais trop jeune à l’ époque.
    De plus j’ ai assisté en 1970 et 1971, à la fin de vie de ces 2 bâteaux. A cette époque, peu d’ entre eux parvenaient à ou dépassaient 20 années d’ activité continue à St Gué.
    Ces deux là se distinguaient du reste de la flotille, ils étaient reconnaissables dès l’ horizon. On voyait bien par leur aspect, qu’ ils étaient un peu plus vieux et fatigués. Ils avaient un « look vintage » comme disent les jeunes de nos jours.

    C’ est pourquoi je les aimais bien, au retour quotidien des cotiers, je me dirigeais vers eux en premier. Ils retenaient davantage mon attention car je savais que je ne les reverrai plus encore longtemps.Des rumeurs à propos de leur désarmement ou de leur destruction prochaine étaient entendues sur le quai.
    Je les respectais, comme on respectait les vieux pêcheurs retraités, par leur sagesse et leur vécu en mer, notamment lorsque certains d’ entre eux, nous racontaient les anecdotes de leurs campagnes de pêche d’ autrefois.

    Le Per Nostis était facilement identifiable par sa peinture d’ un gris-violet -lilas avec une bande jaune, et sa passerelle en biseau d’ un autre temps. Son bastingage était usé et détérioré.
    Quant au Cénacle, j’ aimais bien sa coupe, sa carêne. J’ ai assisté durant l’ été 1970 ou 1971, à sa transformation en voilier de plaisance, le long du tout premier quai du port.
    C’ était intéressant d’ assister à ces travaux et émouvant de savoir qu’ il repartait pour une vie nouvelle.

    Cet «ancien quai », qui se terminait par des marches pour faciliter entre autres, l’ accès aux bateaux échoués à marée basse. C’ est à ce quai que l’ on ammarait les « vieux » bateaux désarmés ou déclassés, avant leur vente ou leur destruction. Je n’ aimais pas assiter à leur destruction , pour moi ils devaient s’ entasser, finir et pourrir au cimetière, comme à Léchiagat ou Douarnenez.
    C’ est cette partie de fond de port que je préférais, jusqu’ à celle près du « quai » de la place du marché – avant le bétonnage des années 80 – Durant ces années 50,60 et 70, cet endroit servait à la toilette et la peinture des unités et parfois de cimetière à bateaux.

    Si je parle de ces beaux bateaux d’ autrefois avec une certaine « poésie », il ne faut pas oublier que le quotidien du métier de ceux qui y naviguaient, n’ en n’ était pas. Ils étaient davantage exposés au vent, au froid, aux grains,…au mauvais temps, à la pénibilité et au danger du travail… Depuis presque 40 ans, par le remplacement des vieilles unités par des chalutiers à pont couvert -pêche arrière et relevage du chalut par enrouleur, la vie à bord a gagné en confort, en pénibilité et en sécurité.

    Malgré ces amélorations, le métier reste fatiguant et dangereux

    Merci Camille, pour ce site ne se résumant pas uniquement à la pêche, mais également au charme et souvent à la dureté de la vie économique et sociale sur le territoire de la commune de Penmarch et du pays Bigouden, à différentes époques.
    Merci pour ceux qui témoignent des ancien(nes) qui ont construit et fait prospérer ce pays.

    A la continuité et à l’ enrichissement de ce site par vous tous, ceux qui vivent St Gué au quotidien depuis toujours, et ceux qui comme moi l’ ont bien connu à une époque, s’ en sont éloignés, mais en gardent des souvenirs intacts.

    Franck d’ Ajaccio.

  2. Gilbert Garrec dit :

    Je suis le fils de Pierre Garrec. Vous devez parler du 1 er Cénacle que je n’ai pas connu je suis né en 1969 ! Il y a juste un tableau chez ma mère de lui. Mon père est décédé en 2014…

  3. admin dit :

    Bonjour

    C’est bien le 1er « Cénacle ». Plus tard je ferai un article sur le second, mais il a été lancé en février 1971 et je ne suis arrivé qu’en 1953 dans mes recherches. Vous trouverez aussi un article sur « Pays de France », le bateau de votre grand-père. Si vous avez la possibilité de faire une photo du tableau ça m’intéresserait, ou si vous avez des d’autres documents ou anecdotes sur le 1er « Cénacle » ou sur le « Pays de France ».
    Je vous donne mon adresse mail perso : mesguen@orange.fr
    Cordialement
    C. Cadiou

  4. Franck Le Lay - Balenci dit :

    bonjour
    j’ ai hâte de voir une photo de ce sympathique bâteau, et donc le « revoir » plus de 45 ans après
    merci

  5. Gilbert Garrec dit :

    Excusez moi du retard… votre adresse mail n’ai plus valide. Je repasserai sur le site voir si vous avez répondu et vous enverrai une photo du 1er Cénacle dès que j’aurai une adresse valide

  6. Franck Le Lay - Balenci dit :

    bonjour
    Beau tableau reproduisant fidèlement ce chalutier côtier qui avait belle allure…je le revois maintenant rentrant au port après sa marée quotidienne …merci Gilbert pour cet envoi

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