Pescadou (GV 6616)

Immatriculation : GV 6616

Construit au Guilvinec en 1939. Il est armé en décembre 1939.

Caractéristiques : chalutier

  • Longueur : 16, 70 m
  • Tonnage : 26,22 tx
  • Moteur CLM de 100 cv
  • Signal distinctif : TSRI
  • Couleur : pavois bleu foncé, liseré noir , coque bleu clair, passerelle bleu foncé. Il a aussi été blanc avec la passerelle bleue.

Le « Pescadou », détail d’une carte postale Artaud (Gaby).

Le « Pescadou » est armé par Louis Tanneau, Fourcade, Raffray et consorts. Il a Guilvinec comme port d’attache. Le nom du bateau vient d’une chanson à succès de 1935, écrite par Vincent Scotto et Alibert, intitulée « Les pescadous ».

Après plusieurs années de pêche au Guilvinec, en juillet 1946 le patron, Pierre Crédou et tout son équipage débarquent. L’armement confie alors la barre à Albert Boënnec de Saint-Guénolé, ancien patron du « Vincent Michèle« . Il prend le commandement du « Pescadou » en septembre. Le bateau est désormais rattaché au port de Saint-Guénolé. Il pratique la pêche au maquereau et le chalut ; il fait d’ailleurs partie des pionniers de Saint-Guénolé à Jones Bank.

Le 3 mai 1947 Albert Boënnec et son équipage décident d’arrêter. Le bateau repart quelques jours plus tard, avec Eugène Faou comme patron et un effectif en très grande partie renouvelé, mais le 3 juin, Eugène Faou et son équipage déposent eux-aussi les rôles. Le « Pescadou » est désarmé le 21 juin, c’est la fin de sa  courte carrière à Saint-Guénolé.

Le 24 janvier 1948 il est racheté par Xavier Billien et consorts. Il est réarmé le 7 mars 1948 (1). Il fera naufrage au large de Penmarc’h  plusieurs années plus tard, le 3 mars 1953, sans victimes heureusement.

L’équipage d’Albert Boënnec était composé d’Henri le Boënnec, Albert Bouguéon, Pierre Jolivet, Jean Louis Lucas, Jean Marie Maréchal, Théophile Pape, Yves le Pape, Théophile Quéret, Jean Rolland, Pierre Stéphan (né en 1916), Pierre Stéphan (né en 1920) etLouis le Tanter.

(1) C’est sur le « Pescadou » que Georges Tanneau embarque comme mousse en juin 1951. Il a fait un récit très vivant de cette expérience dans un livre intitulé « Le mousse du Pescadou », rare témoignage sur la vie quotidienne des marins des malamoks bigoudens : Tanneau, Georges .- Le mousse du Pescadou : la corde des plombs .- Spézet : Coop breiz, 1999 .- 195 p. : ill.
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