le Ravageur

Immatriculation : GV 8099

Construit au chantier Hénaff du Guilvinec, il est lancé le 13 mai 1964 ; son armement est enregistré le 11 juillet 1964 (1).

Caractéristiques :

  • Longueur : 18,04 m
  • Tonnage : 49,94 tx
  • Moteur Baudouin DV6 de 300 cv
  • Signal distinctif : TKYE
  • Cale réfrigérée : 45 m3
  • Couleurs : pavois vert foncé, liseré blanc, coque rouge et blanche. Puis pavois vert foncé, liseré rouge, coque vert clair.
  • Gaillard avant, passerelle en bois, puis métallique.

L’armement original du « Ravageur » est composé du patron Claude Guénolé (40%) (2), du mécanicien Daniel Podeur (30%) et de Félix Egman d’Annecy (30%). En janvier 1971 le bateau est vendu à Jean Tanneau, l’ancien patron de l’ « Anita Conti » (3). Jean Tanneau le rebaptise « Petit Gilou (4).

Après trois premières années correctes au chalut, dont une année 1966 excellente, les apports du « Ravageur » chutent à partir de 1968 et vont demeurer inférieurs à la moyenne des bateaux de Saint-Guénolé. Sa meilleure marée est réalisée en janvier 1966 avec 10,2 tonnes.

Tonnage moyen par marée de chalut (5)

Au thon il atteint les 3000 captures dès son 2ème voyage en août 1964. L’année suivante en juillet il pêche encore 3050 thons, puis ses résultats faiblissent. Il va même renoncer à la campagne thonière en 1967. Il y revient sans grand succès par la suite, et puis en juillet 1972, sous le nom de « Petit Gilou », il ramène 4000 thons !

Le 6 février 1965, « le Ravageur » heurte une roche dans la passe de Saint-Guénolé. Avec l’aide de plusieurs autres bateaux, il réussit à se sortir de ce mauvais pas une douzaine d’heures plus tard (6).

Le 24 novembre 1965 il remorque le chalutier « Bonne nouvelle » jusqu’à Kinsale. Le 27 janvier 1966, il participe à un nouveau remorquage, celui des « Cinq frères Ademo » dans des conditions particulièrement difficiles (7). Autre remorquage, celui du « Pascale Martine » en mars 1967.

Le 30 juin 1972, pendant la campagne thonière, un incendie se déclare dans la salle des machines. Il est maîtrisé promptement grâce à deux extincteurs.

Ils ont fait partie de l’équipage du « Ravageur » : Pierrot Berrou, Pierrot Cariou, Raymond Cossec, Jean-Claude Larnicol, Dominique Le Lay, Léon Lucas, Daniel Podeur (mécanicien), Adrien Sénéchal, Joseph Souron, Jean Michel Tanneau

 

(1) Coût de construction : 350 000 F (sans le matériel de pêche)
(2) Il est prénommé Pierre sur certains documents.
(3) « Anita Conti » a fait naufrage en septembre 1970.
(4) Ce nom est choisi en hommage à son fils Gilles tué accidentellement à l’âge de 6 ans.
(5) Statistiques établies d’après les données fournies par le mensuel « la pêche maritime », l’hebdomadaire « Le marin » et les quotidiens « Ouest France » et « Le Télégramme ». Elles portent seulement sur le chalutage hauturier et concernent uniquement les quantités débarquées. La qualité des langoustines et du poisson mis en vente  joue aussi un rôle crucial dans le prix de vente, mais elle  n’a malheureusement pas pu être prise en compte ici.
(6) Rapport de mer de Claude Guénolé, voir ci-dessous.
(7) Rapport de mer de Claude Guénolé, voir ci-dessous.

Rapport de mer de Claude Guénolé le 7 février 1965. Archives départementales, 2054 W 2

Rapport de mer de Claude Guénolé le 29 janvier 1966. Archives départementales, 2054 W 3.

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