Hôtel de la gare

L’hôtel de la gare est créé au début des années 1920. Il se situe entre l’hôtel Moguérou et l’hôtel de Bretagne (1). Il appartient à Gustave Dessoudres, dit Auguste, boulanger pâtissier originaire de Kérity et à son épouse Anne Marie Bernadette, née Tanneau.

L’hôtel de la gare, à gauche du Grand hôtel de Bretagne. Carte postale Tanniou.

L’hôtel de la gare ouvre chaque année vers le 15 juin et ferme entre fin août et fin septembre, selon le temps. A la fin des années trente, il propose 10 chambres. Elles sont sans eau courante, car à l’époque l’établissement n’est alimenté que par une citerne. Les chambres à un lit sont à 10 F, les chambres à deux lits à 15 F au 1er étage et 12 F au second. L’hôtel dispose d’une cuisine, d’une salle à manger de 35 m² et d’un garage.

L’hôtel de la gare fait restaurant, café, salle de réunion, et constitue un arrêt pour les cars. C’est aussi une pâtisserie réputée.

Une des portes de l’hôtel de la gare à droite des petites bigoudènes. Photo d’Eugène Chauffy vers 1925 (2)

A partir du 28 mai 1940, la salle et la cuisine sont réquisitionnées pour servir de cantine aux réfugiés. 70 personnes utiliseront la cantine jusqu’au 30 septembre, malgré les protestations du propriétaire qui affirme que sa salle ne peut pas accueillir plus de 40 personnes (3).

Le 6 juillet 1940, ce sont les Allemands qui réquisitionnent l’hôtel. Ils vont occuper plusieurs chambres en 1940-1941 et utiliseront le garage comme « magasin de subsistance ». Cette occupation sera moins lourde que celle des autres hôtels ; en effet, dès novembre 1941, il n’y a plus qu’un seul Allemand dans l’hôtel, le sous officier chargé de l’approvisionnement. La fin de l’occupation effective des chambres et du garage date du 1er décembre 1941, mais l’hôtel restera réquisitionné jusqu’en août 1944 (4).

Après la guerre, le café restaurant prend le pas sur l’hôtel. Auguste Dessoudres cède le commerce à une de ses filles, Jacqueline, et à son époux Rino Coli ; ces derniers le tiendront jusqu’aux années 70. (5)

(1) Fin 19e siècle, il existe déjà une maison à cet endroit, appartenant à la famille Lautrédou. J’ignore si cette maison a été abattue ou si c’est le futur hôtel de la gare.

(2) Archives départementales, 16 FI 114

(3) 172 WP 284

(4) 172 WP 670 2

(5) Mouez Penmarc’h n°54

Ce contenu a été publié dans Uncategorized. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *