Cosquéric

« courtil dépendant du lieu dit Léac’h Cosquéric » (1843, 4 E 205 382) Toponyme de Kerouil

 Cosquéric est un nom de famille d’origine toponymique caractéristique du canton de Fouesnant. Il existe plusieurs villages de ce nom en Cornouaille : à Elliant, Guilers et Landudal. C’est un diminutif de Cosquer, composé de Kozh = vieux et de Kêr = lieu habité, village.

Il n’y a pas de traces très anciennes de ce nom dans le Cap Caval, cependant début XVIIe une famille probablement venue de la rive gauche de l’Odet y a déjà solidement fait souche. Elle arrive à Saint-Guénolé à la fin des années 1720 : Jean Cosquéric épouse en 1726 une fille de Saint-Guénolé : Marie Kerjaouen. Le couple s’installe à l’Ile Fougère, chez la mère de Marie.

Les Cosquéric sont propriétaires de quelques parcelles dans les années qui précèdent la Révolution.

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5 réponses à Cosquéric

  1. Bonjour
    C’est toujours un plaisir de faire une promenade (par les champs et les grèves !) sur votre site.
    Cette fois-ci, j’ai particulièrement apprécié l’article « Cosquéric ». Ce patronyme est celui de ma mère, et il y a encore des Cosquéric à Penmarc’h descendant en ligne directe de ce Jean époux de Marie Keriaouen, dont le grand-père Guillaume était décédé en 1710 à Penmarc’h, et le père, Jacques, dit « né à Penmarc’h », y avait épousé en 1700 Jeanne Le Drezen. Mais sur la famille de Marie, je ne sais pas grand-chose, sauf le nom de ses parents, et le décès de sa mère Isabelle Rouault (origine de ce nom ?) en 1744.
    En ce qui concerne ma lignée, son arrière-petit-fils Thomas est encore tisserand à Kerouil en 1821 à la naissance des jumeaux François et Thomas issus de son premier mariage ( Il se remariera 4 fois, en s’éloignant de Penmarc’h ! ). Le petit-fils de ce Thomas, Jean, mon arrière-grand-père, né à Coguel Runaour, reviendra à Penmarc’h épouser Anne-Marie Le Tanter, en 1883, et s’installera à St Guénolé comme marin. Ses descendants y resteront, marins aussi!
    C‘est dire combien cette famille est enracinée à St Gué ! Je n’ai aucune idée de leurs propriétés avant 1831. Mon grand-père, que je n’ai pas connu, était descendu du Menez où ma mère a passé son enfance pour bâtir une maison à Kergarrien.
    Si vous avez d’autres informations, et plus particulièrement sur les lieux concernés, je serai très intéressée d’en avoir connaissance.
    Bien à vous
    Claudine Durand, née Souron

  2. admin dit :

    Bonjour

    Je descends moi aussi de ce couple Cosquéric – Kerjaouen, plus précisément de la soeur de Thomas : Françoise (surnommée Saïc) Cosquéric (1791-1849) : son petit-fils Sébastien Cadiou (1863-1932) n’est autre que mon arrière grand-père.

    Voici une copie de mes notes sur les propriétés des Cosquéric au XVIIIe : les références des ADF se trouvent entre parenthèses. La liste est relativement longue, mais les Cosquéric n’étaient pas pour autant de gros propriétaires.

    Jean : Poulloupry Pen ar Palut en 1757 (60j39)

    Jean et Jean le Cosqueric (frères) Par ar Pigar, Tachen ar Puns (kerouil), Meziou Poulestrec, Meziou Mesguen, Ruguelen, Meziou Kerbervet, Bar Sant-Youen, Bar ar Saout, Tal an ilis, Parc dirac ar moal, meziou silinou et Meziou Toulquer jusqu’en 1784 (b472)

    Jean Cosqueric (de Kergarien) demandeur en congément de Leach an Iliguet (ruines) tenue formée de Pouloupri Ruguelen, M Toulquer, Corn ar Pape, M Layou, M Toul ar glouet, Corn ar Berranic, M Bihan, Viben, Corn ar Berranic, Coguel mes jegou, Meil ar moal, Bar ar puns.

    Jean : mesiou pigar en 1791 (59j3)

    Michel : Par ar Pigar, Ruguelen, Meziou Corn ar Pape, Coguel Mesjegou, Bar ar saout, Dolven, Bar ar Calloch, corn ar moel, liors ar boutin, par corn, meziou silinou, Meziou Poulestrec et une maison et ses dépendances lui appartenant avec ses consorts vendus à Nicolas Gloaguen en 1784 (b472)

    Corn mesguen en 1791 (59j3)

    En ce qui concerne la famille Rouault, j’avais déjà préparé un article, je profite de votre question pour le mettre en ligne.

    Cordialement

    Camille Cadiou

  3. Re-Bonjour
    Merci de ces informations !
    Comme le monde était petit en ce temps-là : une petite-fille de cette Françoise, Marie Jeanne Le Donge, se trouve être mon arrière-grand-mère paternelle, par son mariage avec Jacques Souron, qui passa par cette union de Treffiagat, où il était né et avait épousé en 1ères noces Marie Vincente le Bourhis, à Kerharo en Plomeur lors de la naissance du 2ème enfant de ce second mariage, mon grand-père Jean-Louis en 1875. Après la mort de Marie Jeanne en 1899, Jacques s’installe avec ses enfants à « Kerouil nord ». Il finira sa vie comme gardien au château des Goélands.
    Et nous revoici à St Guénolé ! Mais je n’ai pas connaissance que les Souron aient été à St Gué avant 1900. Par contre, vous avez sûrement des infos du côté de ma grand-mère paternelle, Marie Louise Berrou, une famille enracinée elle aussi dans le pays!

  4. admin dit :

    Les Berrou semblent établis en Pays bigouden depuis le Moyen Age (je pars de l’hypothèse que Berrou et Brerou forment un même patronyme, mais je n’ai jamais pris le temps d’approfondir cette question).Très bien représentés à Penmarc’h, ils sont étonnamment peu présents à Saint-Guénolé : je n’ai relevé aucune installation de Berrou avant la deuxième moitié du XIXe.
    Du coup je suis désolé, mais je n’ai pas d’infos concernant votre grand-mère.

    Bonne soirée

  5. Merci encore
    Les Berrou sont en effet davantage sur Penmarc’h (Forn ar sal) et limite Plomeur (La Madeleine), et aussi l’Ile-Tudy et enfin Guilvinec.
    Bonne soirée!

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