Anatife

Immatriculation : GV 8364, puis GV 302844

Construit au chantier Hénaff du Guilvinec, il est lancé le 20 mai 1970 ; son armement est enregistré le 29 septembre 1970 (1).

Caractéristiques : chalutier thonier

  • Longueur : 17,88 m
  • Tonnage : 49,80 tx
  • Moteur Poyaud A12150N de 400 cv
  • Signal distinctif : FIGE
  • Cale réfrigérée : 40 m3
  • Couleurs : pavois bleu, liseré rouge, coque blanche.
  • Passerelle métallique et gaillard avant.

« Anatife » appartient à Thomas Loussouarn, ancien patron de « l’Enfant des houles » et du « Ton Jos ». L’anatife est un crustacé apparenté au pouce-pied.

« Anatife » est doté du moteur le plus puissant du port (400 cv). Il est en effet conçu pour travailler au sud avec des panneaux plus lourds, ce qui nécessite une forte puissance motrice. Cet équipement ne l’empêchera pas de chaluter fréquemment au nord. Après un début de carrière moyen, « Anatife » obtient des résultats corrects à partir de 1972, supérieurs à la moyenne des bateaux du port. Il débarque presque chaque année plus de 100 tonnes. Sa meilleure marée date de mars 1975, avec 13,1 tonnes.

Tonnage moyen par marée de chalut (2)

« Anatife » pratique aussi la pêche au thon à ses débuts. Il ramène 4000 thons en juillet 1971 et même 4100 en juillet 1972, meilleure marée du port cette année-là. Mais après une année 1973 décevante, Thomas Loussouarn renonce définitivement au thon.

Le 7 avril 1971 « Anatife » et le chalutier « Parc ar Briel » du Guilvinec entrent en collision sur les lieux de pêche. « Anatife » a des membrures abîmées et le gaillard endommagé.

Le 26 mars 1973, en soirée, « Anatife » qui rentrait à Concarneau, tombe en panne de moteur et se met à dériver vers les rochers du Cabellou. Il lance aussitôt des fusées de détresse, qui sont aperçues par le « Berceuse II » de Lesconil. Celui-ci parvient à le prendre en remorque jusqu’au port de Concarneau.

En janvier 1977, « Anatife » est vendu à Jean Yves Canévet de Névez (3). Il passe au quartier maritime de Concarneau, tout en conservant son nom. Thomas Loussouarn le remplace par un chalutier en acier : « An Diskredig ».

Ils ont fait partie de l’équipage : Jacques Anézo, Jean Cloarec (mécanicien), Didier Cosquéric, Lucien Gloaguen, Marcel Toularastel (mécanicien, successeur de J Cloarec), …(4)

(1) Coût de construction : 450 000 F (sans le matériel de pêche)

(2) Statistiques établies d’après les données fournies par le mensuel « la pêche maritime », l’hebdomadaire « Le marin » et les quotidiens « Ouest France » et « Le Télégramme ». Elles portent seulement sur le chalutage hauturier et concernent uniquement les quantités débarquées. La qualité des langoustines et du poisson joue aussi un rôle crucial dans le prix de vente, mais elle  n’a malheureusement pas pu être prise en compte ici.

(3) Il est vendu 650 000 F.

(4) Les noms des marins ont été retrouvés par Joël Stéphan.

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2 réponses à Anatife

  1. Furstenberger dit :

    bonjour,
    Je trouve extraordinaire votre travail , de mémoire et d’actualité.
    on ne peut vivre et travailler à saint guénolé sans respecter cette vie propre au littoral et aux personnes y ayant laissé une trace .
    Sans recherche d’intérêts en communication , je vous invite à la mise à l’eau de notre dernier bateau de pêche , que nous avons dessiné pour un jeune armateur de quiberon houat.juste si cela vous fait plaisir.
    jeudi 22 octobre prochain 9h.
    port de st guénolé
    Albert Buhanic , sur la dune a dessiné , et construit les plus élégants et solides chalutiers de st guénolé.
    Avec son petit fils Julien Palud, armateur du mab Fanch,
    nous aimons à partager et nous remémorer ce travail d’art et technique de son Aïeul.
    Vos photos soulignent ces grands moments de constructeurs de bateau bois.
    nous vous en remercions.
    Votre rigueur d’historien touche les sciences humaines .
    Bien cordialement
    Monique et J Bernard

    nous sommes toujours émus quand vous ,

  2. admin dit :

    Bonjour
    Merci pour votre gentil commentaire – un peu trop élogieux – et pour votre invitation. J’ai malheureusement un rendez-vous à Quimper ce jour-là et je ne pourrai pas être présent.
    Je me souviens encore avec émotion des lancements de bateaux au chantier des Charpentiers réunis, on y passait en sortant de l’école. Je suis très satisfait de constater que mon site contribue à mettre en valeur le travail de ces constructeurs et à leur rendre hommage.
    Cordialement
    Camille Cadiou
    Camille Cadiou

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