Eve-Myriam

Immatriculation : GV 8424, puis GV 317501

Construit au chantier Gourlaouen Kersaudy d’Audierne, il est lancé le 10 mai 1971 ; son armement est enregistré le 2 juillet 1971. (1)

Caractéristiques : chalutier thonier

  • Longueur : 18,80 m
  • Tonnage : 48,34 tx
  • Moteur Baudouin DK6 (x2) 320 cv (234 kw), puis Caterpillar 375 cv (285 kw)
  • Signal distinctif : FIVB
  • Cale réfrigérée : 48 m3
  • Couleurs : blanc, liseré rouge
  • Gaillard avant, passerelle métallique
Le Thonier « Eve-Myriam » sortant du port.

« Eve-Myriam » appartient à Alexis Boënnec, qui était auparavant le patron du « Jean-Claude Hélène ». Le bateau porte les prénoms de ses filles.

Au chalut ses résultats sont réguliers et proches de la moyenne du port. Son meilleur tonnage date de juillet 1976 avec 8.9 t. Cette année-là il atteint la barre des 100 tonnes.

Tonnage moyen par marée de chalut (2)

Au thon, son premier voyage en juillet 1971 est excellent : 4200 captures. En juillet 1972 il pêche encore 3650 thons en juillet, mais ses résultats de 1973, 1974 et surtout 1975 s’avèrent décevants, si bien qu’il renonce à cette pêche : il se consacrera exclusivement au chalut à partie de 1976.

En mai 1973, trois membres de son équipage sont blessés dans un accident de la route particulièrement violent.

En janvier 1977, un vol important a lieu à bord au port de Saint-Guénolé, le bateau qui devait appareiller doit retarder son départ.

Dans la nuit du 28 au 29 janvier 1978 au cours d’une violente tempête, « Eve Myriam », qui était au port de Saint-Guénolé a le gaillard fracassé.

En mai 1985, au sud de l’Irlande, « Eve-Myriam » vient en aide au « Gladia », un canot anglais en difficulté, il l’escorte jusqu’à l’arrivée du bateau de sauvetage de Baltimore. En août de la même année il est arraisonné et conduit à Falmouth par les garde-côtes britanniques pour un problème de non-conformité de son chalut . Il s’en sort avec un simple avertissement.

En 1987, lorsque Alexis Boënnec prend sa retraite, « Eve-Myriam » est vendu à Mogueriec et transformé en caseyeur au chantier Lastennet de Camaret. Quelques mois plus tard, en octobre, il est en mer lors de l’ouragan et trop loin des côtes pour se mettre à l’abri, mais il parvient à résister à la furie des éléments.

Revendu à Paimpol en août 1998, il devient le « Breiz ma bro ». Il est sorti de flotte et démoli en juin 2002.

Ils ont fait partie de l’équipage : Ambroise Boënnec (mécanicien), Yves Durand, Jean-Jacques Jégou, Jos Kerdranvat, Léon Pochic, Jean le Rhun, Pierrot Scuiller (mécanicien)…

(1) Coût de construction : 520 000 F (sans le matériel de pêche)

(2) Statistiques établies d’après les données fournies par le mensuel « la pêche maritime », l’hebdomadaire « Le marin » et les quotidiens « Ouest France » et « Le Télégramme ». Elles portent seulement sur le chalutage hauturier et concernent uniquement les quantités débarquées. La qualité des langoustines et du poisson joue aussi un rôle crucial dans le prix de vente, mais elle  n’a malheureusement pas pu être prise en compte ici. Les chiffres des années manquantes seront progressivement intégrés.

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