Jean Moulin

Immatriculation : GV 8181, puis GV 317430

Construit par les Charpentiers associés de Léchiagat, il est lancé le 22 mars 1966 ; son armement est enregistré le 17 juin 1966 (1).

Caractéristiques : chalutier thonier

Longueur : 18 m

Tonnage : 47,29 tx

Moteur Baudouin DP8 de 240 cv (176 kw), puis Baudouin 6 P 15 de 382 cv (281 kw)

Signal distinctif : FTVA

Cale réfrigérée : 50 m3

Couleurs : pavois vert foncé, liseré blanc, coque vert clair, passerelle blanche

Gaillard avant.

« Jean Moulin » est armé par Henri Stéphan, le fils de Jean-Louis Stéphan, commerçant et armateur bien connu à Saint-Guénolé. Le commandement du bateau est assuré par René Rioual, jusqu’alors patron du « Didier Danièle », ancienne unité de l’armement Stéphan. Au début des années 1970 il est remplacé par Eugène Monot, puis par Alain Stéphan de Kérity. Ce dernier devient propriétaire du bateau en mars 1979.

Le « Jean Moulin » se comporte au chalut comme la moyenne des bateaux de Saint-Guénolé. Sa meilleure année en tonnage est l’année 1975, où il débarque un peu plus de 100 tonnes.

Tonnage moyen par marée de chalut (2)

Ses résultats au thon sont corrects les premières années avec 3200 thons en août 1967, 3000 en juillet 1968, puis décevants à partir de 1969. Il persévère toutefois jusqu’en 1974, mais sans grand succès. En 1975, pour la première fois, il va consacrer toute son année au chalut.

Vers 1980, par mauvais temps au sud de Minehead, le « Jean Moulin » récupère trois marins du canot de sauvetage irlandais « Dungarvan » à la dérive sur une petite embarcation. Il les sauve ainsi d’une mort certaine. (3)

Le « Jean Moulin » continue sa carrière à Saint-Guénolé encore quelques années. En avril 1984, il est remplacé par le « Deom dei », le nouveau bateau d’Alain Stéphan. J’ignore ce qu’il est devenu par la suite.

Ils ont fait partie de l’équipage : Alain le Brun (mécanicien), Maxime Charlot, Martial Cossec, Maurice Lautrédou, Pierre Plouhinec, Guy Quenet, Joseph Rioual (mécanicien en 1966)… (4)

(1) Coût de construction : 355 000 F (sans le matériel de pêche)

(2) Statistiques établies d’après les données fournies par le mensuel « la pêche maritime », l’hebdomadaire « Le marin » et les quotidiens « Ouest France » et « Le Télégramme ». Elles portent seulement sur le chalutage hauturier et concernent uniquement les quantités débarquées. La qualité des langoustines et du poisson mis en vente  joue aussi un rôle crucial dans le prix de vente, mais elle  n’a malheureusement pas pu être prise en compte ici. Les chiffres des années manquantes seront progressivement intégrés.

(3) Mouez Penmarc’h n°135-136

(4) Noms retrouvés en partie par Joël Stéphan.

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