Jacob, Max (1876-1944)

Poète, romancier et peintre

Max Jacob est né à Quimper le 12 juillet 1876.

Il passe toute sa jeunesse à Quimper, puis s’installe à Paris, où il fréquente notamment le quartier de Montmartre. Il se fait de nombreux amis dont Picasso, qu’il rencontre en 1901, Braque, Matisse, Apollinaire et Modigliani. Max Jacob est considéré comme un précurseur du mouvement dada et du surréalisme.
Juif de naissance, il se convertit au catholicisme. Après avoir vécu à Saint-Benoît-sur-Loire de 1921 à 1928 auprès de l’abbaye bénédictine, il y revient en 1936 pour s’y retirer définitivement et y mène une vie quasi-monastique. C’est là qu’il est arrêté par la Gestapo d’Orléans le 24 février 1944, avant d’être déporté au Camp de Drancy, où il meurt d’épuisement deux semaines plus tard, le 5 mars 1944.

Max Jacob et Saint-Guénolé

Deux œuvres de Max Jacob évoquent Saint-Guénolé : un tableau intitulé « Baie de Penmarc’h » et le poème « Le Phare d’Eckmühl » tiré du recueil « Poèmes de Morvan le Gaëlique ».

« Baie de Penmarc’h », reproduction en noir et blanc dans la revue « l’Art et les artistes
Carte postale Villard n°6612

Son tableau « Baie de Penmarc’h », qu’il présente lors de son exposition à la galerie Briant en 1928, est visiblement peint d’après une carte postale de Villard. C’est une technique que Max Jacob utilisait assez souvent.

Le phare d’Eckmühl

Le phare d’Eckmühl est une grosse lanterne.
Si tu as perdu ta route sur la lande tu regardes à droite ou à gauche et tu vois où est
Saint-Guénolé.
Depuis que je vous connais, Marie Guiziou, j’ai cherché vos yeux sur toutes les mers de cette terre-ci.
Mais vos yeux tournent de côté et d’autre partout où il y a des amoureux.
Marie Guiziou, Marie Guiziou ! La vie est comme la lande pour moi et vous êtes pour moi comme le phare d’Eckmühl.
Marie Guiziou ! Ma vie est comme l’océan autour de Penmarch ! et si je ne vois vos yeux je suis un naufragé sur les rochers.

J’ai aussi trouvé un courte description de Saint-Guénolé dans un petit texte intitulé « La Bretagne d’aujourd’hui », publié dans l’hebdomadaire littéraire Marianne du 12 juillet 1933 :

« Les landes de Saint-Guénolé sont dorées, plates et finissent en rochers battus par une mer toujours furieuse qu’elle soit bleue verte ou noire. On a fait des maisons au hasard sur ces plates landes et jamais ce pays n’aura été si surprenant : les maisons blanches s’échappent comme un vol de colombes. »

Sources

Babelio

Wikipedia

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