Ardant

Immatriculation : GV 8223, puis GV 302764

Construit à Léchiagat par les Charpentiers associés, il est lancé le 10 avril 1967 ; son armement est enregistré le 29 juin 1967 (1).

Caractéristiques : chalutier thonier

  • Longueur : 16,28 m
  • Tonnage : 42,88 tx
  • Moteur Baudoin DNK6 de 160 cv à l’origine. Il sera remplacé à plusieurs reprises au cours de la carrière du bateau.
  • Signal distinctif : FUMN
  • Cale réfrigérée : 43 m3
  • Couleur : pavois bleu coupé d’un liseré jaune, coque blanche.
  • Gaillard avant, passerelle métallique.(2)
Le « Kerogan » (ex. »Ardant »)

« Ardant » est un acronyme composé des initiales des prénoms du patron et de ses proches : Alice, René, Denis, André, Nicole, Thérèse. André Coïc, le patron propriétaire, commandait depuis quelques temps le « Suzette et Monique ».

Au chalut les résultats du bateau stagnent sous la moyenne des bateaux du port, sauf en 1970.

Tonnage moyen par marée de chalut (3)

Au thon, après deux premières années difficiles, « Ardant » renonce provisoirement. Il revient cependant à cette pêche en 1971, 1972 et 1973, réalisant son meilleur voyage en juillet 1972 avec 2700 thons.

Le 18 septembre 1971, « Ardant » et un autre chalutier de Saint-Guénolé, « Mab an Tignous » sont arraisonnés à 8 milles de l’île de Man. Les deux patrons comparaîtront deux jours plus tard pour pêche illégale dans la zone des 12 milles.

« Ardant » est vendu fin décembre 1973 à Marcel Mariel de Loctudy. Il prend le nom de « Kerogan » et effectue une carrière relativement longue dans ce port, au moins jusqu’en 1986, avant d’être vendu dans les îles britanniques.

Ils ont fait partie de l’équipage : Alain le Brun (mécanicien), Alain Durand, Corentin Courrot, Eugène Monfort, Pierrot Pochat, Vincent Stéphan. (4)

(1) Coût de construction : 350 000 F (sans le matériel de pêche)

(2) Le gaillard a été rajouté à quai après le lancement, car le chantier n’était pas assez haut pour le construire.

(3) Statistiques établies d’après les données fournies par le mensuel « la pêche maritime », l’hebdomadaire « Le marin » et les quotidiens « Ouest France » et « Le Télégramme ». Elles portent seulement sur le chalutage hauturier et concernent uniquement les quantités débarquées. La qualité des langoustines et du poisson mis en vente  joue aussi un rôle crucial dans le prix de vente, mais elle  n’a malheureusement pas pu être prise en compte ici.

(4) Noms retrouvés par Joël Stéphan

Ce contenu a été publié dans Bateaux, avec comme mot(s)-clé(s) , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *