La Houle (GV 365100)

Immatriculation : GV 365100

Construit au chantier Léon Gléhen à Pont-l’Abbé, il est lancé le 25 septembre 1976 (1)

Caractéristiques : chalutier

Longueur : 19,50 m

Tonnage : 49,84 tx

Moteur diesel Poyaud A 12150 de 414 cv (305 kw)

Signal distinctif : FTPW

Cale réfrigérée : 50 m3

Couleurs : coque bleue, passerelle et pont blancs.

Pêche arrière en acier à pont couvert

La Houle. ph « Bateaux bigoudens »

« La Houle » est construit pour l’armement Loussouarn. C’est Joseph Loussouarn, 23 ans, qui en prend le commandement après avoir débuté deux ans plus tôt sur le « Régis-Eric ». Il s’est initié au chalutage arrière sur le chalutier vendéen « Petit Rouquin » qui possède des caractéristiques semblables. « La Houle », qualifié de « chalutier d’avant-garde » par Ouest France, est innovant dans sa conception et son équipement électronique. Il est également en avance dans le soin apporté aux conditions de vie de l’équipage.

Mais les débuts de « La Houle » ne sont pas à la hauteur des attentes. Bien qu’il se situe au-dessus de la moyenne du port, il est loin des objectifs initiaux.

« Je sais que je devrai être l’un des meilleurs de Saint-Gué pour m’en sortir. »

J. Loussouarn, Ouest France du 8 11 1976

De 1977 à 1979 il ramène 120 tonnes annuelles environ. Ce n’est qu’en 1980 qu’il rivalise avec les meilleurs avec plus de 140 tonnes, ce qui représente cette année-là le deuxième plus gros tonnage du port après « Ar Zent ».


Tonnage moyen par marée de chalut (2)

« La Houle » est vendu en juin 1982 à Victor Rieux, patron du « Cap d’Erquy », habitué du port de Saint-Guénolé. Il poursuivra sa carrière au quartier de Lorient jusqu’en 1991 sous le nom de « Dona Inès » avant d’être vendu à Saint-Gilles Croix-de-Vie où il devient le « Mordienne ». Il a été cassé en 2006.

J. Loussouarn le remplace par une nouvelle unité appelée également « La Houle » (GV 555226). D’autres « La Houle » suivront et, 50 ans après le premier, on trouve encore un « La Houle » (GV 898474) au port de Saint-Guénolé.

Ils ont fait partie de l’équipage : Jean-Yves Autret, Pierrot Berrou, Roger Scuiller

(1) Coût de construction : 1 600 000 F (sans le matériel de pêche)

(2) Statistiques établies d’après les données fournies par le mensuel « la pêche maritime », l’hebdomadaire « Le marin » et les quotidiens « Ouest France » et « Le Télégramme ». Elles portent seulement sur le chalutage hauturier et concernent uniquement les quantités débarquées. La qualité des langoustines et du poisson joue aussi un rôle crucial dans le prix de vente, mais elle  n’a malheureusement pas pu être prise en compte ici.

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