Présentation du site

Ce site a un sujet unique : le territoire de Saint-Guénolé, partie nord de la commune de Penmarc’h (Finistère).

 

J’ai appelé ce site « Saint-Guénolé, par les champs et par les grèves », car ce titre, je crois, résume assez bien mon objectif : aborder ce petit territoire de manière très détaillée. Pour ce faire j’utilise des données fournies en premier lieu par la toponymie et l’histoire, mais aussi par la géographie, et même à l’occasion par d’autres disciplines comme l’art, la littérature…

Le bibliothécaire que je suis s’est également donné pour but de répertorier les textes qui évoquent Saint-Guénolé. Ce travail se retrouve tout naturellement dans la partie Bibliographie du site, y figurent également les références complètes des notes de bas de page des différents articles.

Ce site est un work in progress, un « travail en cours » : d’autres articles, d’autres illustrations viendront l’enrichir au fil du temps. Les articles déjà publiés pourront également être modifiés et développés. Le but principal est de mettre un maximum d’informations fiables à la disposition des personnes intéressées par ce sujet. Comme dans toute recherche de ce type, les questions ainsi que les hypothèses sont nombreuses et j’espère que d’autres passionnés n’hésiteront pas à me faire part de leurs commentaires.

 

Sous-titre

Lorsque j’empruntais mon sous-titre, « par les champs et par les grèves » à Maxime Du Camp et Gustave Flaubert, j’ignorais qu’ils évoquaient en partie les champs et les grèves de Saint-Guénolé. On trouve, en effet, cette formule pour la première fois dans un article de Maxime Du Camp intitulé « Souvenirs de Bretagne », publié dans un numéro de la « Revue de Paris » de 1852. Il y relate le voyage en Bretagne qu’il effectua en 1847 avec son ami Gustave Flaubert. Le passage en question se trouve page 31 : jeudi 17 juin, après une nuit passée à Kérity dans une auberge tenue par Courtois, les deux compagnons prennent la direction de la Torche :

« Nulle route, nul sentier ne s’ouvraient devant nous ; nous allions à l’aventure, par les champs et par les grèves, trouvant notre chemin comme nous pouvions, sautant de prairies en prairies, glissant sur des terrains vaseux, écrasant les joncs qui criaient sous nos pas et rencontrant quelques troupeaux de maigres vaches conduits par des femmes déguenillées qui nous regardaient curieusement passer. »

De son côté Gustave Flaubert décrivit lui aussi ce voyage en Bretagne, mais son texte ne fut publié qu’après son décès, sous le titre de … « Par les champs et par les grèves ».

 

Classement

Ce site se présente sous forme de dictionnaire : tous les articles sont classés de A à Z. En plus de ce classement basique, j’ai sélectionné un certain nombre de catégories pour créer des regroupements chronologiques ou thématiques.

 

Ecriture du breton

Comme l’indique Albert Deshayes :

« Le breton écrit dans les microtoponymes ne suit aucune règle, qu’elle soit orthographique, grammaticale ou linguistique. Les formes anciennes, des emplois archaïques de l’article voisinent avec des formes modernes et cela parfois pour désigner une même parcelle (1). »

Chaque article peut avoir plusieurs entrées, ce qui permet de prendre en compte à la fois les variantes d’un toponyme et sa graphie normalisée (2).

 

Choix de présentation des toponymes

« Des noms barbares hurlés par les rafales, roulés sous les lames sourdes, cassés dans les brisants et perdus en chair de poule sur les marais… Des noms qui ont des voix (3). »

 

La forme bretonne normalisée est notée entre crochets quand elle est différente des transcriptions locales.

La signification du mot est brièvement précisée après le signe =.

Les différentes formes prises par le toponyme sont retranscrites en vert, suivies entre parenthèses de l’année du document et, sauf indication contraire, de sa cote aux Archives départementales du Finistère.

Un secteur géographique est mentionné : il est destiné à trier les différents noms de lieux synonymes et à donner une indication sommaire au lecteur. J’ai partagé le territoire en sept secteurs qui correspondent peu ou prou aux finages des sept villages du Saint-Guénolé de l’Ancien Régime. Ce découpage n’a aucune valeur scientifique, il n’obéit qu’à des préoccupations pratiques.

Le toponyme est ensuite décomposé et une ou plusieurs interprétations sont proposées. Des éléments non linguistiques liés au toponyme sont fréquemment développés (histoire, géographie, urbanisme, littérature, anecdotes…)

Le cadre que je viens de décrire est celui que j’utilise le plus fréquemment, mais il n’est pas systématique car il ne convient pas à tous les types de toponymes.

 

Anachronimes assumés

J’ai volontairement utilisé les noms de rues et routes actuelles pour préciser la localisation de certains toponymes malgré l’anachronisme que cela implique.

Par souci de clarté, j’utilise certaines appellations géographiques relativement récentes comme « pays bigouden » qui ne date que du XIXe siècle.

Par ailleurs, Penmarc’h jusqu’à la Révolution désigne une entité géographique fluctuante : il peut s’agir du Cap Caval (partie sud du Pays Bigouden allant jusqu’à l’embouchure de l’Odet), de la péninsule de Penmarc’h qui correspond plus ou moins à la commune actuelle, ou de la paroisse située dans la partie sud de cette péninsule, longtemps nommée Tréoultré (le nord étant constitué par Saint-Guénolé, trève de Beuzec). Lorsque je parle de Penmarc’h avant la Révolution, je parle de la péninsule réunissant Saint-Guénolé et Tréoultré.

 

Respect des auteurs

Ce site est le fruit à la fois de recherches personnelles aux archives et d’un important travail de compilation. Je me suis attaché à préciser systématiquement mes sources, toutefois il existe quelques auteurs incontournables dans leur domaine, qu’il m’a été impossible de citer à chaque fois, ainsi Albert Deshayes en toponymie, Hervé Torchet pour ce qui concerne la noblesse bretonne, Rémy Monfort pour la somme d’informations réunies dans « Penmarc’h à travers ses historiens » ou encore Gilles Le Guen pour son travail sur les conserveries et les ports de Penmarc’h (4).

J’ai utilisé un  système de notes allégées dans les articles. Les références complètes sont toutes consultables sur la page Bibliographie.

Par ailleurs, si des images de ce site sont protégées par des droits d’auteur veuillez me le signaler pour que je puisse les retirer immédiatement.

 

Chantiers

Comme je l’ai signalé plus haut, ce travail n’est pas terminé, il ne pourra d’ailleurs jamais l’être. Si j’ai beaucoup travaillé sur les textes anciens conservés aux Archives départementales du Finistère et sur les différentes publications imprimées (livres et revues), il me reste encore des pans entiers de documents à consulter : les archives municipales de Penmarc’h, les archives diocésaines, les archives des autres départements bretons, les journaux locaux de 1954 à 1961…

 

Quelques mots sur le responsable du site

Je m’appelle Camille CADIOU, je suis né à Pont-l’Abbé en 1953 et j’ai passé mes vingt premières années à Saint-Guénolé. Retraité depuis 2014 après une carrière de bibliothécaire à Quimper, j’ai la chance de pouvoir revenir fréquemment à Saint-Guénolé où j’ai conservé la maison de mes parents.

(1) Deshayes, Albert .- La microtoponymie de Clohars-Fouesnant …
(2) Je me suis servi pour ce faire de l’ouvrage de Francis Favereau .- Dictionnaire du breton contemporain…
(3) Corbière, Tristan .- Oeuvres complètes…
(4) Le site ne contient pas encore d’articles consacrés aux différentes usines. Ils viendront en leur temps, leur présence est indispensable pour la cohérence du site, mais ils ne représenteront de toute façon que des petits résumés du travail entrepris par Gilles Le Guen.