Traon (le)

Traon signifiait anciennement vallée, en breton moderne il a le sens de bas.

Le premier (Le) Traon recensé dans les archives du Cap Caval est un marchand maître de barque qui habitait l’Ile-Tudy dans les années 1630.

On ne trouve pas de traces de cette famille parmi les maîtres de barque des XVe-XVIe, ce qui signifie que son arrivée en Cap Caval, ou du moins son ascension sociale était encore récente en 1630. La famille se déplaça bientôt à Kérity où elle s’allia avec quelques uns des grands noms du littoral bigouden : les Cabellec, les Daniel, les Quéré… L’un d’eux : Guillaume Le Traon, époux d’Adelice Le Cabellec, décéda en 1700 en laissant une véritable fortune : 13228 livres !

Ses deux fils rajoutèrent le nom de leur terre à leur patronyme : Nonna Le Traon devint sieur de Belley, tandis que son frère Guillaume s’adjugea le titre de sieur de Kerguidan.

0079
Signature de Guillaume Le Traon de Kerguidan

Les le Traon possédaient des terres, pour partie héritées de leur  mère, dans presque tous les villages de Saint-Guénolé, . Nonna disposait en plus d’une maison à Kergarien (60J39).

Au XVIIe les le Traon étaient marchands, sauf Jean qui avait une charge de notaire royal et apostolique. Au siècle suivant ils s’orientèrent d’avantage vers les métiers de la justice : deux d’entre eux au moins furent avocats. Ils continuèrent à s’allier avec les familles dominantes : les Chemendy, les Le Bastard de Kerguiffinec, s’éloignant peu à peu de leur milieu d’origine de maîtres de barque.

Le nom de famille semble s’être éteint en Pays bigouden à la mort d’Adelaïde Simone Louise le Traon, veuve Boësse, à Kérity le 10 février 1844.

Publié dans Patronymes, Propriétés et chefrentes (avant 1789) | Marqué avec , , , , , , | 4 commentaires