1915 (1er semestre)

Vendredi 8 janvier : offensive allemande dans l’Aisne.

Samedi 9 janvier : Zacharie Gléhen, né à Plomeur, domicilié à Penmarc’h, soldat au 249e RI, est tué à Vendresse-et-Troyon dans l’Aisne. Son régiment construisait et consolidait des tranchées dans ce secteur depuis novembre 1914.

Vendresse et Troyon, carte postale LCH n°619

Vendresse et Troyon, carte postale LCH n°619

Lundi 11 janvier : conseil de révision du canton à Pont-l’Abbé, 382 inscrits.

Mercredi 13 janvier : Nonna Marie Carrot de Penmarc’h, soldat au 287e RI, est tué par un obus à la ferme de La Plaine de Ciry-Salsogne. Quatre autres soldats de sa compagnie périssent au même endroit.

Jean-Louis Biger, sergent au 1er Régiment de Tirailleurs Sénégalais, meurt à Saint-Louis (Sénégal).

Samedi 16 janvier : Jean Baron, né à Peumerit, domicilié à Penmarc’h, marsouin au 2e RI Coloniale, meurt des suites de ses blessures à Sainte-Menehould.

Vendredi 22 janvier : arrivée en Bretagne d’une vague de froid qui va durer jusqu’au 31 janvier.

Vendredi 5 février : arrivée de 100 blessés de la Boisselle, Roye et Albert, à l’hôpital de Pont-l’Abbé.

Samedi 6 février : Budoc Le Lec de Penmarc’h, sergent au 116e RI, meurt au village de Senlis dans la Somme.

Mardi 16 février : début de l’offensive franco-britannique en Champagne

Mi-février : naufrage devant Lesconil, du chalutier « la République » de Léchiagat pris dans une forte tempête. L’équipage est sauf.

Jeudi 18 février : naissance à Pont-l’Abbé du compositeur Marcel Landowski (1915-1999)

Vendredi 19 février : début de l’opération des Dardanelles.

Lundi 22 février : destruction de la ville de Reims par les bombardements allemands.

Carte postale CCCC_325_-_CROQUIS_DE_GUERRE_1915_-_Les_Rémois_quittant_la_Ville_pendant_le_bombardement

Evacuation des civils à Reims. Carte postale C. Colas n°325

Jeudi 25 février : mort au combat au Mesnil-lès-Hurlus de Jules-Alain Peigné, matelot de Penmarc’h affecté comme soldat au 128e RI.

Le-Mesnil-lès-Hurlus

Le Mesni-lès-Hurlus, carte postale RP n°95

Premier allumage du phare des Perdrix à Loctudy. La tourelle est peinte en rouge.

Vendredi 12 mars : acte d’héroïsme de Hyacinthe Moguérou lors de la prise du fortin de Boterdijk.

Extrait du "Courrier du Finistère", 10 avril 1915.

Extrait du « Courrier du Finistère », 10 avril 1915.

Lundi 15 mars : arrivée de 75 blessés à l’hôpital de Pont-l’Abbé

Jeudi 18 mars : naufrage du cuirassé « Bouvet » touché par une mine pendant la bataille des Dardanelles, on compte 648 victimes.

Samedi 20 mars : mort au combat au Mesnil-lès-Hurlus de Jacques Marie Le Lay de Penmarc’h, matelot affecté au 147e RI

Vendredi 26 mars : 73 blessés arrivent à Pont-l’Abbé

Mercredi 31 mars : Michel Loussouarn de Penmarc’h, soldat au 318e RI, meurt des suites de ses blessures à Berny-Rivière dans l’Aisne.

Fin mars : abondantes chutes de neige sur l’ouest

Fin mars : on apprend que Jean-Julien Lemordant, prisonnier en Allemagne, a été transféré d’Amberg à la forteresse d’Ingolstadt (Bavière).

Forteresse d'Ingolstadt où Jean-Julien Lemordant était enfermé. Photo Brian Clontaf.

Forteresse d’Ingolstadt où Jean-Julien Lemordant était enfermé. Photo Brian Clontaf.

Dimanche 4 avril : René Pierre Rioual de Saint-Pierre, matelot du 2e Régiment de Fusiliers Marins, meurt des suites de ses blessures à l’Hôpital de La Panne (Belgique)

Lundi 5 avril Offensive française à l’Est (Meuse et Moselle)

Mardi 6 avril : Corentin Keraudren de Penmarc’h, du 72e RI, meurt à Maizeray (Meuse)

Mi avril : la pêche aux gros maquereaux démarre très bien à Saint-Guénolé

Jeudi 22 avril : utilisation, pour la première fois, des gaz asphyxiants par les Allemands lors du déclenchement de la Deuxième bataille d’Ypres.

Samedi 24 avril : début du génocide arménien

Dimanche 25 avril : débarquement allié sur la presqu’île de Gallipoli en Turquie.

Mardi 27 avril : le croiseur « Léon Gambetta » est torpillé par un sous-marin autrichien dans l’Adriatique. Parmi les victimes se trouvent plusieurs marins bigoudens dont Laurent Balch de Penmarc’h.

Le "Léon Gambetta"

Le « Léon Gambetta »

Jeudi 29 avril : nouvelle arrivée de blessés à Pont-l’Abbé

Fin avril : beau temps

Fin avril : apparition de la sardine dans les parages de Penmarc’h.

Vendredi 14 mai : conseil de révision pour les hommes du canton de Pont-l’Abbé nés en 1896. Il y a 469 inscrits.

Mai : on apprend les décès de :
Jacques Le Lay de Saint-Guénolé (Régiment d’infanterie coloniale).
Bernard Le Floch de Penmarc’h, mort des suites de ses blessures à l’Hôpital temporaire des mécaniciens de la Flotte à Brest.

Mai : décès de Raoul de Najac, ancien maire de Pont-l’Abbé.

Vendredi 7 mai : 127 soldats, blessés dans la région de Reims, arrivent à Pont-l’Abbé

Torpillage du paquebot britannique « Lusitania ».

Dimanche 9 mai : début de la Deuxième bataille de l’Artois (mai-juin 1915)

Mercredi 12 mai : Corentin Le Goff de Penmarc’h meurt à Nieuport (Belgique).

Nuit du mercredi 19 au jeudi 20 mai : pris dans une brume épaisse, le vapeur « Arvor » s’échoue sur un plateau rocheux à l’est des Etocs. Avec l’aide de plusieurs marins de Kérity, il parvient à repartir vers Lorient en profitant de la marée montante.

Vendredi 21 mai : Armand Le Cloarec de Penmarc’h, affecté au 1er Régiment colonial de marche, meurt à Steenvorde dans le Nord.

Dimanche 23 mai après-midi : violent orage sur Penmarc’h accompagné d’une pluie diluvienne. La foudre tombe sur la boulangerie Garrec de Saint-Pierre, mais elle n’occasionne que de légers dégâts.

Lundi 24 mai : Jean-Louis Souron, marin pêcheur de Saint-Guénolé, meurt à Brielen (Belgique) à la fin de la Deuxième bataille d’Ypres. Il laisse quatre orphelins.

Tir de barrage allemand pendant la Deuxième bataille d'Ypres.

Tir de barrage allemand pendant la Deuxième bataille d’Ypres.

Vendredi 28 mai : arrivée de 132 blessés à Pont-l’Abbé.

Fin mai : la pêche au petit maquereau, à la sardine et au hareng donne de bons résultats à Saint-Guénolé

Mai : deuxième quinzaine marquée par la sécheresse, à part l’épisode orageux du 23.

Mardi 1er juin : distribution de nouvelles tenues aux soldats français (uniforme bleu-horizon et casque d’acier)

Lundi 7 juin : Jean Gabriel Maurice Eugène Coquelin, caporal au 265e RI, né à Roscoff, domicilié à Penmarc’h, est tué à Hébuterne (Pas-de-Calais).

Hébuterne, carte postale AR n°60

Hébuterne, carte postale AR n°60

Jeudi 10 juin : 240 soldats, blessés dans le secteur d’Arras, arrivent à Pont-l’Abbé

Dimanche 13 juin : 97 soldats, blessés dans le secteur d’Hébuterne, arrivent à Pont-l’Abbé.

La campagne sardinière est plutôt décevante pour le moment, en revanche le petit maquereau a donné de très bon résultats.

Juin : la sécheresse qui avait débuté en mai a duré jusqu’au 21 juin.

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4 réponses à 1915 (1er semestre)

  1. Henri Camus dit :

    Jean-Louis Souron mort à Brielen le 24/05/2015 était mon arrière-grand père. Il n’était pas mobilisable mais sa famille vivait dans une telle misère qu’il s’était engagé pour touché la prime d’engagement. Lorsqu’il fut tué, mon arrière-grand-mère se laissa mourir de chagrin, laissant seuls ses cinq enfants dont la plus âgée, Marjannic Sourn, ma grand-mère, n’avait que 14 ans. C’est elle qui pris seule en charge toute la famille et parvint à élever sa fratrie à bout de bras.
    Avant de partir à la guerre Jean-Louis Souron était marin, terre-neuvas du printemps à l’automne. Il embarquait tous les ans sur un morutier de Paimpol, traversant toute la Bretagne à pied à l’aller comme au retour. Pendant une de ses absences, un de ses fils qui n’avait que 7 ans était allé pêcher à Poulbriel pour aider sa mère à nourrir la famille. Une vague l’emporta, le gamin se noya… Quelle misère mais quelle misère ! A l’écrire j’en ai le coeur rempli de tristesse…
    (J’ai le facsimilé de l’enregistrement du décès de mon arrière-grand-père à Brielen.

  2. Henri Camus dit :

    et bien sûr meilleurs voeux à toi Camille pour 2015 !

  3. admin dit :

    Quelle vie ! A Saint-Gué il n’y avait pas de grosses fermes, pas de bourgeoisie opulente ; lorsqu’un malheur arrivait c’était toujours la double peine : le deuil et la misère. Beaucoup de misère et de malheurs aussi dans ma famille paternelle, je pense en particulier à mon ancêtre Guillaume Cadiou de Kerouil qui s’est retrouvé absolument seul en 1833, à l’âge de sept ans, fils unique, parents décédés, grands parents décédés. Il a survécu en passant d’une ferme à l’autre du côté de la Torche.
    Même si notre génération n’a heureusement pas connu autant de malheurs, elle a baigné dans ces histoires, ça fait partie de notre patrimoine. C’est peut-être pour ça qu’on est encore parfois un peu skragn, enfin disons économe !
    Bloavez mad Henri.

  4. Eric Scuiller dit :

    Merveilleux site toutes mes sollicitations…..Le devoir de mémoire est tres important, n’oublions JAMAIS d’où nous venons. La misère peut se porter quelque fois ….comme une médaille.Dieu sait que nos alleux en on eu plus que leur part. Doue Pardonnick.

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